Sauveur des noisettes

Publié le par Albocicade

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Comme indiqué précédemment, le 16 Août est la "troisième fête du Sauveur" de ce mois, dédiée à l'icône de la Face du Christ, fête durant laquelle les prémices des fruits secs sont bénies.

 

Pour l'occasion, j'ai adapté un passage du "Traité de la vénération des saintes images" de Théodore Abu Qurrah.

 

Dans notre bonne ville d'Edesse se trouve cette image représentant le Christ notre Dieu, lui qui a pris chair de la Vierge Marie, image que l'on vénère en particulier lors de certaines fêtes qui lui sont dédiées.

Imaginons un homme qui, tout en faisant profession d'honorer et de servir le Christ, se refuse – sur les conseils de son père – à se prosterner devant cette image, prétextant qu'il n'y aurait pas de relation entre l'image et le Christ qui y est représenté.

Imaginons aussi qu'un portrait du père de cet homme ait été placé à l'extérieur de l'église, et qu'en sortant les personnes ayant vénéré l'image du Christ, passant devant ce portrait crachent dessus.

Quelle serait donc la réaction de cet homme ? Ne serait-il pas pris de colère, considérant que le mépris exprimé par les crachats ne visent pas la planche ou les couleurs composant le portrait, mais bien son père qui y est représenté ?

Il en est de même de l'honneur rendu à l'image du Christ : il ne vise ni le support, ni les matières qui la composent, mais bien le Christ lui-même, qui y est ainsi figuré.

Et si le mépris du portrait de son père suscite la colère de cet homme ; l'hommage sincère rendu à l'image du Christ ne réjouira-t-il pas le Sauveur ?

 

Théodore Abu Qurrah,

"Traité de la vénération des saintes images"

chap 23.

On trouve une traduction en français de ce traité dans "Les images chrétiennes : textes historiques de Constantin le Grand jusqu'à la période posticonoclaste, 313-900 / [compilés et annotés par] Stéphane Bigham."

 

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