Transfiguration 2012

Publié le par Albocicade

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C'est un mail, reçu hier, qui m'a projeté un instant en un monde différent, en Russie, la Russie d'un autre temps.

Un temps où la technologie ne dirigeait pas tout, un temps où les gens savaient peu lire, un temps où l'on nommait les jours non pas tant par des dates que par les saints ou les fêtes célébrés ce jour là. Un temps, aussi, où les fêtes avaient des petits surnoms.

Par exemple, en Août, il y a trois fêtes du Christ : le premier Août, la  Procession du Bois de la Sainte Croix par laquelle a eu lieu notre rédemption ; le six Août, la Transfiguration du Seigneur, lorsque les disciples virent (autant qu'ils en étaient capables) la gloire du Christ ; et le 16 Août, la fête de l'icône  de la face du Christ "non faite de main d'homme", qui nous rappelle que le Dieu irreprésentable s'est montré en la personne du Fils.

 

Ces trois fêtes sont donc appelées respectivement "Premier Sauveur", "Deuxième Sauveur" et "Troisième Sauveur".

Mais elles ont d'autres surnoms, plus champêtres.

Ainsi, le premier Août est aussi "Sauveur du miel", puisque ce jour là, outre la bénédiction des eaux, des sources et des rivières, on y bénit aussi la récolte de miel.

La fête de la Transfiguration, au cours de laquelle on bénit les premières récoltes de fruits et de légumes a donc reçu le doux surnom de "Sauveur des pommes".

Quant au "Troisième Sauveur", outre l'appellation de "Sauveur de la Toile", il prit les appellations "Sauveur du pain" (puisqu'on y bénissait les premiers pains faits avec le blé de la nouvelle moisson), ou encore de "Sauveur des noisettes" (premières récoltes des fruits secs).

 

Bien sûr, dans un monde dévoré de technologies, où toutes les sortes de fruits et légumes imaginables sont transportés par milliers de tonnes aux quatre coins du monde chaque jour que Dieu fait, cela peut sembler désuet.

Pourtant, malgré la "production de masse" (qui se traduit par ailleurs souvent en un saccage écologique et une exploitation éhontée d'ouvriers sous-qualifiés), il ne faut pas oublier que nous mangeons pas par tonnes, mais toujours "une bouchée à la fois".

 

Et chaque bouchée peut être source de reconnaissance ou d'ingratitude.

 

Finalement, il me plaît bien que la fête de la Transfiguration soit, encore aujourd'hui, appelée "Sauveur des pommes"…

 

 

Bonne Fête !

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