L'homme de Palestine

Publié le par Albocicade

 

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Un service de remplacement en milieu agricole, ça n'a l'air de rien, encore fallait-il y penser : un éleveur qui se casse un bras, comment peut-il continuer à traire ? Une agricultrice qui accouche, comment peut-elle assurer sa part de travail dans les premiers jours ? Bref, un "service de remplacement", venait d'être créé dans mon coin de département et il fut un des touts premiers salariés, lui, un "frère missionnaire des campagnes".

Plus "frère des campagnes" que "missionnaire"d'ailleurs, très discret, très efficace au travail, mais ne parlant de l'évangile que s'il y était expressément sollicité. Un "remplaçant" très apprécié, qui fut unanimement regretté dans les fermes du coin  lorsque, répondant à l'appel de sa congrégation, il partit pour aller fonder une Maison Familiale Rurale sous d'autres cieux afin de tenter d'aider les paysans pauvres de la région, partageant avec eux ses connaissances de la culture, du petit élevage, de l'autosuffisance alimentaire, un peu dans la ligne de pensée de Pierre Rahbi.

Bien avant son départ, il y a plus de 20 ans, nous avions sympathisé (ça crée des liens, les chèvres) et malgré l'éloignement, sommes toujours resté en contact.

Aussi, chaque fois qu'il est revenu en France (c'est à dire, en moyenne tous les 5 ans), pour quelques semaines de "vacances", nous avons eu la joie de nous revoir. Il y a deux jours encore, il était notre hôte. En provenance de Palestine où il est depuis plus de six ans.

Nous avons parlé de la nouvelle MFR dont, avec d'autres frères, il s'occupe là bas. Et aussi des inquiétudes qu'il a pour "son" pays. Car même s'il est français, il considère que "chez lui", que sa "maison", c'est là-bas, où il vit depuis si longtemps.

Je me souviens comment, au début, il avait du mal à intégrer la langue du pays… Il tâtonnait, hésitait, butait sur les mots, les constructions de phrase… De l'histoire ancienne, tout ça : il est maintenant parfaitement à l'aise pour parler portugais.

Ben oui, portugais : comme je l'ai signalé, il vit à Palestine, au Brésil.

Et s'il porte un regard relativement positif sur un certain nombre d'orientations du gouvernement brésilien, il reste très sceptique sur la politique agricole (qui continue de favoriser les grands propriétaires) ou encore sur la  décision du Président de développer massivement la production d'agrocarburants.

Ce n'est pas moi qui lui donnerai tort…

 

Mais bon, maintenant qu'il est passé, il faudra attendre encore cinq ans – si Dieu nous prête vie – avant de se revoir… (parce que, pour ce qui est de se rendre au Brésil… ça fait loin).

 

Et puisqu'il ne publie rien sur internet, je signale, comme une espèce de compensation, un blog consacré à Pierre Rabhi .


Publié dans Ecologie - théologie

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Albocicade 02/10/2010 22:52



@ Jean-Marie "1" : Si mes souvenirs sont bons, nous nous sommes rencontrés, un jour, chez vous... c'était il y a longtemps, à l'époque où j'habitais justement Chelles... J'en profite pour vous
signaler un blog de votre voisinage, sur le quartier des Abbesses.


@ Jean-Marie "2" : Outra enorme obrigado pela sua visita! Pensamos bem de você. Que o Senhor te abenço !



jean marie 02/10/2010 21:17



pas mal dis l'articcle;je suis alle pour une presence des freres en amerique latine et peut etre des bresiliens demain si deus quiser;la maison familial a ete une consequence  de cet
insertion pres des assentamentos et des petits agriculteurs  pour ameliorer la vie de leurs enfants;bravo continue ce blog et bon courage  jean marie



Ganzer Jean Marie 02/10/2010 08:11



Ce même homme de Palestine était chez moi hier au soir, je trouve ce portrait très sympathique et fraternel.


Notre conversation nous à mené vers internet et la possibilité offerte d'échanger facilement des 4 coins de la planète, et de proposer des essais, des écritures comme ce blog dont on sait
que cela représente un investissement.


Je rajoute, et cela donne un éclairage différent, que je suis chellois, Dromois de coeur et de souffle. Bravo et merci.


Jean Marie