Patate crue !

Publié le par Albocicade

Il m'est arrivé, enfant, de goûter de la pomme de terre crue.
C'est fade, à peu près sans goût.
Ce goût de "patate crue", je le retrouve régulièrement, dans des produits de la "Grande Distribution" : tomates insipides, prunes fades, fraises sans saveur…
Je n'ai rien contre les "grandes surfaces", et encore moins contre leurs caissières, dont certaines sont étonnantes, mais franchement, il n'y a pas de quoi saliver.
Je gardais dans un coin de ma mémoire les prunes juteuses de mon enfance, dorées et sucrées, dont les tristes "Reine Claude" du commerce me semblaient de pâles copies. Souvenir embellis, nostalgie indécente ? J'en étais arrivé à le croire quand, cet été repassant par les chemins chargés de souvenirs, j'ai revu ces pruniers. Stoppant le véhicule, je me suis approché de ces arbres noueux, chargés de fruits. J'ai pris une première prune, presque dubitatif. Epanouissement du palais ! C'était encore meilleur que dans mes souvenirs. Avec ma fille nous nous sommes goinfrés de rayons de soleil, de ce miel d'arbres. Sans risquer de remontrances (les arbres sont dans un champs familial), nous avons empli nos bouches de souvenirs. Impossible de stocker ces fruits, certes. Mais est-ce une raison pour nous laisser croire que tous les fruits ont le même goût, celui de la patate crue ?
Comme quoi, bien souvent la création nous offre des choses excellentes ; que notre manière d'utiliser infériorise…
 

Publié dans Ecologie - théologie

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