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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:06

La jeune cigale a pris des ailes pour passer l'océan. Pas les siennes, bien sûr, celles d'un avion.

Parce que pour aller au Canada, c'est soit allongé sur un matelas pneumatique, en se propulsant avec les bras (mais c'est long et aléatoire) ; soit en avion.

Sauf que l'avion, il y a des gens que cela met mal à l'aise... très mal à l'aise. Et la jeune cigale en fait partie.

- Vous ferez quoi de mes affaires, si mon avion s'écrase ?

- Je sais qu'il y a peu de risque que mon avion s'abîme en mer... mais ça peut arriver, non ?

- etc

 

Alors, sur un bout de papier, je lui ai copié la prière du voyageur* et lui ai remis.

 

Ô Sauveur,

Toi qui a marché avec Luc et Cléopas

en chemin vers Emmaüs,

Accompagne tes serviteurs et servantes

qui sont en route

ou se préparent à partir,

Et garde-les de tout mal.

Amen

 

Rien à voir avec un talisman, grigri ou autre amulette.

Simplement, il est juste de se remettre à la garde de Dieu, y compris pour voyager.

Et aussi, au cas où elle se sentirait un peu anxieuse, plutôt que de laisser son cerveau s'empêtrer dans des idées morbides (on sait à quel point l'imagination ne rechigne jamais à ajouter son grincelle** quand on ne lui demande rien) ; l'aider à tourner ses pensées, puis son coeur vers Celui qui non seulement peut la garder du mal, mais aussi lui donner la paix.

 

Notes

* Il en existe plusieurs variantes... c'est donc celle que j'utilise.

** Je ne résiste pas à l'envie d'utiliser ce faux néologisme, signalé sur Bescherelle ta mère, et qui n'est qu'un involontaire détournement de "grain de sel".

 

 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:01

Nous sommes en 2015, fin juillet.

C'était en 1015, le 24 juillet.

Mais revenons un peu avant.

En 988, le prince Vladimir de Kiev – païen adorateur de Peroun – se détourne de ses idoles et, comme Clovis en son temps, "brûle ce qu'il a adoré et adore ce qu'il a brûlé"... Bref, en 988, Vladimir reçoit le baptême.

Plus conséquent que le prince gaulois, Vladimir, à compter de ce jour, vécut en chrétien et modifia les lois en tenant compte de l'Evangile.

Il avait eu, précédemment, de nombreuses concubines, et par conséquent de nombreux enfants.

A sa mort, en 1015, il fallut partager le royaume.

Enfin, en théorie. Car Sviatopolk – un cousin ou un demi-frère (?) – ne l'entendait pas de cette oreille. Et pour supprimer toute contestation décida de supprimer les éventuels contestataires.

Rien que de très banal, me direz-vous.

Jusque là, oui.

Mais lorsque Boris, le premier des fils de Vladimir à être pourchassé apprit que Sviatopolk en voulait à sa vie, il refusa tout d'abord de le croire.

Mais, quand la nouvelle lui fut confirmée, il s'exclama: "Béni soit Dieu! Je ne m'enfuirai pas d'ici ni ne m'opposerai à mon frère aîné. Que la volonté de Dieu soit faite!"

Quoiqu'il ait avec lui une armée,  il décida de congédier ses troupes  tout en envoyant une supplique à son frère pour implorer sa clémence.

Malgré la crainte qu'il avait, il décida de ne pas fuir, et au matin, il fit célébrer les matines par un prêtre, et pria ainsi : "Seigneur Jésus-Christ, Toi qui as daigné apparaître sur la terre sous forme humaine et qui t'es laissé volontairement clouer sur la Croix, Toi qui as accepté la passion à cause de nos péchés, donne-moi aussi d'accepter la mienne. Je la reçois non de mes ennemis, mais de mon frère: Seigneur, ne la lui impute pas comme péché."

Les envoyés de Sviatopolk arrivèrent durant l'office mais attendirent qu'il soit terminé, puis se précipitèrent dans la tente pour le tuer. Boris supplia son frère de lui laisser encore quelques instants pour prier Dieu, puis il dit en pleurant: "Approchez, frères, et terminez votre office, et que la paix soit avec mon frère et avec vous." Les hommes lui plongèrent alors leurs lances dans le corps.

Voila, en résumé, ce qui s'est passé le 24 juillet 1015...

 

Peu après, Gleb, autre fils de Vladimir, subit le même sort, s'y soumettant lui aussi sans résister, à l'imitation du Christ.

 

Je sais bien, qu'admirer les Strastoterptsi (les saints qui ont accepté de souffrir la Passion sans se défendre) est plus facile que de les imiter. Mais il est encore plus facile d'oublier qu'ils ont fait cela.

Alors, rien que pour ne pas oublier...

 

 

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 07:52

Au fil des années, j'en ai un peu parlé... un peu, pas beaucoup, ici ou là, de loin en loin.

De fait, ce blog n'est pas à proprement parler une chronique familiale.

Mais là, c'est un tournant important.

La Grande Cigale a 18 ans. Aujourd'hui.

Ayant obtenu de manière fort honorable son Bac, elle s'est inscrite en Fac pour la rentée prochaine.

En Fac... donc dans une grande ville... donc loin.

Ça va en faire des changements...

 

En attendant, c'est jour de fête :

Que Dieu lui accorde

Joie, Paix, Santé

pour de nombreuses années!

 

 

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 07:08

Depuis ses débuts, ce blog est accompagné par la cigale.

L'origine de ce choix n'est pas à chercher dans la campagne qui m'entoure (quoique, cette année, elles stridulent à coeur-joie) mais dans le cadeau original qu'un ami très cher m'envoya à l'occasion du baptême de ma plus jeune fille : la traduction inédite d'une  homélie du IVe siècle, dont j'ai placé un extrait au démarrage du blog, tout en attendant le moment propice pour – un jour – la mettre intégralement en ligne.

Or, courant juin, le temps m'a semblé venu.

Aussi ai-je commencé à collecter les documents nécessaires (soit, dans la mesure du possible, tout ce qui a été publié à propos de l'auteur depuis plus de 70 ans) pour préparer une petite introduction à ma façon.

J'en étais donc à dépouiller cette documentation, rechercher les sources et établir un plan de travail quand – sans lien aucun avec mon projet – Roger Pearse fit un billet* sur Astérios le Sophiste... l'auteur de "mon" homélie".

Ce n'est pas la première fois que l'on travaille en même temps sur le même auteur, et c'est toujours un enrichissement réciproque.

De fait, ce coup-ci, il a déniché une étude dont je connaissais vaguement l'existence mais que je n'avais jamais trouvé, et surtout dont j'ignorais la teneur. Or – pour ce que j'ai pu en lire à travers les extraits auxquels j'ai pu accéder – Kinzig** (l'auteur allemand qui heureusement a publié son étude en anglais) démolit méticuleusement l'image que ses prédécesseurs avait élaborée.

Ainsi, selon lui, l'auteur des "Homélies sur les Psaumes" (dont l'homélie sur les cigales) que l'abbé Richard avait à grand peine rassemblées ne serait pas Astérios le Sophiste (qu'il distingue soigneusement d'Astérius d'Amasée, mais aussi d'Astérius de Scythopolis), mais un autre Astérios – inconnu jusque-là, qu'il nomme "Asterius the homiletist"... disons, "Astérios le prêcheur".

 

 

Qu'est-ce que ça change ?

Pas grand chose, sans doute ; sauf qu'il va falloir que je reprenne de fond en comble mon projet d'introduction.

Mais peu importe : lorsque j'entend les cigales, avec elles mon coeur chante:

"Seigneur, notre Seigneur,

qu'il est admirable ton nom sur toute la terre !"

 

Note :

* Pearse fit donc "un" billet pour commencer... nous en sommes à quatre au moment ou j'écris.

** Signalons au passage que Kinzig a par ailleurs traduit l'intégralité des homélies d'Astérios... en allemand.

 

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 07:28

A pas lents, mesurés, le guide avance sur le sentier à flanc de montagne.

Derrière, le groupe suit. Parfois compact, parfois plus étalé.

De temps à autres, le guide se retourne, explique.

Tel sommet, en face, c'est le ... D'ailleurs, il l'a fait il y a deux ans, et est descendu à ski par la coulée (vertigineuse) que l'on aperçoit entre deux arrêtes.

Cette plante, c'est de la ..., les bergers s'en servaient pour ...

Il sait tout !

En fait, non. Ce sommet, là bas ? Bonne question. Il doit regarder la carte, user de sa boussole pour répondre. Et cette plante ? Alors là, il sèche. Il faudra penser à prendre une flore, demain, pour la prochaine sortie.

Et toujours à pas lents, réguliers, il mène le groupe.

Certains s'impatientent, veulent allonger le pas.

Pas de problème : qu'ils passent devant, mais – impérativement – qu'ils attendent à telle bifurcation. Lui, il n'accélèrera pas : il a évalué le groupe et considère que c'est le rythme qui convient pour que tous parviennent au bout de la marche sans être épuisés.

Et le groupe poursuit son ascension à un train de sénateur.

Au point que, dans la tête des plus aguerris, de ceux qui trouvent que – décidément – on se traîne vraiment – naît une pensée balbutiante... "Et si ce guide – paysan de son état – n'était au final qu'une sorte de bluffeur ; s'il n'était juste pas capable de soutenir un train un peu plus dynamique ?"

Oh, ils ne le disent pas, ne le pensent pas même vraiment... mais...

 

Il est presque une heure de l'après-midi.  Le groupe arrive au col où l'attendent les plus fringants. Après plus de quatre heures de grimpée, il est temps de faire une pause.

Au bout de quelques minutes, le guide se penche vers moi :

- Tu vois, le sommet en face, j'ai bien envie de le faire...

- Sérieux ? Mais il y en a pour plus d'une heure rien qu'à le monter

- Je dirais... une demi heure, aller-retour.

Il se lève et, allongeant une bonne foulée prend la direction, gravit une butte, redescend plus loin et disparaît.

- Qu'est-ce qu'il fait ?

- Il a dit qu'il voulait faire le sommet en face.

 

Cinq bonnes minutes plus tard, un minuscule point rouge apparaît  sur le versant en face, dans un pierrier, se déplaçant rapidement, contourne un névé, atteint une barre rocheuse, la dépasse... et parvient au sommet en 19 minutes.

Puis, sans s'attarder de trop, le point rouge repart dans l'autre sens et, tout en zig-zag fait la descente jusqu'au pierrier où il disparaît, avant de reparaître au sommet de la butte. 35 minutes aller-retour !

Il rejoint le groupe toujours en courant, puis, ayant lancé "Il y a une super vue, de là-haut !" se rassied pour terminer son casse-croûte.

Renseignement pris, ça faisait un dénivelé de plus de 300 m.

 

La pause achevée, il reprit la tête du groupe, à pas lents, mesurés.

Oh, bien sûr, il pourrait aller plus vite, forcer un peu le pas, mais là, il mène le groupe, et tous doivent arriver au bout de la marche en bon état.

 

Allez savoir pourquoi, cela me fait penser à un passage de la Genèse, lorsque Esaü ayant retrouvé Jacob, ce dernier lui dit :

"Passe devant, pour ma part j'avancerai lentement, au rythme des troupeaux, au rythme des enfants, et je te rejoindrai à Seïr". (Gen 34.14)

 

PS. Message personnel : Chapeau, frangin !

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:14

Les doigts se posent, se soulèvent, se tordent, se replacent ailleurs en des positions étranges, avec précision. Pas d'hésitation, pas d'atermoiement : la main glisse le long du manche, les doigts bondissent.

L'autre main frappe les cordes, pas toutes à chaque fois, parfois les pince. Rythmique.

Et s'il n'y avait que ça...

Non. Les cordes doivent être tendues,  correctement, accordées les unes avec les autres.

Alors, mais alors seulement, les accords peuvent résonner, la ligne mélodique s'élever.

Combien d'heures, combien d'années d'exercices, de fausses notes, de mal au doigts, de lassitude et d'enthousiasme ?

 

La guitare comme la vie : arriver à accorder le coeur et la tête, faire jouer juste la mélodie...

N'empêche, il y a du boulot, de sérieux progrès à faire...

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:09

Désolé : après les premières chaleurs, début Juin, j'ai eu un peu de mal à récupérer.

Voici la seconde vague de chaleur... c'est dur.

Alors, tant pis, pas de billet aujourd'hui... mais promis, je ne vous fais pas la tête.

 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:23

 

En 1968, époque tumultueuse où une jeunesse excitée prétendait remplacer de vieilles routines par des idées simplistes, on pouvait lire sur un mur : "L'imagination au pouvoir !"

Comme si imaginer suffisait à penser juste.

 

En effet, ne se sont-ils pas imaginés en dignes successeurs de Charles Martel repoussant des hordes de sarrasins le Coran entre les dents, ces Corses qui se sont opposés à ce que – danbs une kermesse scolaire – il y ait un chant en arabe ?

Mais de quoi s'agissait-il en fait ?

De faire chanter en cinq langues – français, anglais, espagnol, corse et arabe – la chanson "Imagine" de John Lennon. Pas vraiment un hymne jihadiste.

Alors ? Juste l'imagination surchauffée de racistes qui identifient "langue arabe" et "islam"... une manière de donner raison aux fanatiques de "l'Etat Islamique" qui prétendent faire disparaître les chrétiens arabophones...

 

D'un autre côté, j'entend Dalil Boubakeur émettre le souhait que des églises vides soient données aux communautés musulmanes pour en faire des mosquées, puisque - selon lui - "c'est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, fraternels...".

Là encore, n'est-ce pas l'expression d'une imagination en effervescence ? Car, enfin, si les choses sont comme le Recteur de la Grande Mosquée de Paris l'affirme, comment se fait-il que là où les musulmans n'ont pas de lieu de culte, on ne les voit pas aller à la Messe, au Culte protestant ou à la Divine Liturgie ?

Et si vraiment tout est si idéalement proche, pourquoi – dans les pays où l'islam est majoritaire, est-il si difficile d'ouvrir une église... quand ce n'est pas formellement interdit ?

 

Non, décidément, l'imagination livrée à elle-même, coupée du réel, fait vraiment faire et dire n'importe quoi.

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:11

Sur la scène, le conférencier pérore. Son propos se résume à peu de choses : les croyants, ceux qui ont de la religion, sont des êtres illogiques, esclaves d'une pensée primitive et pré-établie, incapables de réfléchir par eux-mêmes puisque, il le prouve : "Dieu n'existe pas".

Il le prouve avec ardeur, avec conviction, avec insistance.

Il le prouve non pas une fois, pas même deux ou trois... Non. Il le prouve douze fois !

La foule des auditeurs, éblouie par sa logique, subjuguée par sa rigueur intellectuelle acclame celui qui met des mots sur ce qu'ils n'osaient même imaginer.

La force du langage, la puissance du discours !

Il faut dire que depuis tant d'années qu'il va de ville en ville, il a eu le temps de régler son show, de trouver le mot qui fait mouche, l'exemple qui balaiera les résistances...

Peu importe qu'il use et abuse de sophismes, de caricatures ; il le sait : le rythme tient lieu de réflexion, et le public est toujours du côté de Guignol avec son bâton.

Aussi, qui oserait tenir tête à un tribun si expérimenté ?

Pourtant, c'est la question qui est posée, lorsque l'orateur ayant épuisé son sujet se tait enfin.

Un homme se présente, pourtant.

Il est professeur de Lettres à la Faculté locale : un homme peu habitué à la scène.

Qu'importe. S'il n'a pas le bagout, l'expérience du propagandiste professionnel, il a une conviction : il se doit de montrer que, derrière les effets de manche du conférencier, il n'y a qu'un vide sidérant, un néant de l'argumentation juste propre à berner les simples, à faire des dégâts dans les âmes.

Alors, malgré l'hostilité du public, sur la scène, il ose.

 

De cette confrontation, un petit opuscule a été fait, intitulé

Les douze prétendues preuves de l'inexistence de Dieu.

Un document introuvable.

 

Disons le tout net, il faut un effort  d'adaptation pour entrer dans le débat : cela se passait il y a plus d'un siècle, et depuis ont eu lieu deux guerres mondiales, des dictatures – de droite comme de gauche – à la pelle, et notre mentalité n'est plus celle de 1912.

Plus d'un siècle ! Fallait-il donc ressortir ce document ?

A mon sens oui.

 

D'une part, le texte de la conférence du tribun de l'athéisme se trouve depuis longtemps sur internet, et a même été réédité en papier, présenté comme si c'était le discours définitif de la pensée sur Dieu et qu'il n'y avait rien à ajouter.

D'autre part, mais c'est très personnel, le professeur qui a osé braver les huées du public, Louis Arnould, est un ami. Oh, je ne l'ai jamais connu, mais il y a quelques décennies que – grâce à lui – j'ai découvert Marie Heurtin et la réalité des sourds-aveugles. Je lui ai consacré une page sur le site "Marie Heurtin et les autres". Or, puisque j'ai eu – par sa famille – accès à cette brochure, je lui devais bien de le mettre en ligne.

 

J'en ai donc fait un petit document (avec introduction et annexes) qui est accessible sur Archive.

Puisse-t-il être utile, encore aujourd'hui.

 

J'aimerai, pour terminer, citer une anecdote lue dans un bulletin paroissial protestant :

Un païen demanda un jour à Rabbi Akiva :

- "Qui a créé le monde ?"
- "Dieu a créé le monde", répondit Rabbi Akiva.
- "Prouve-le-moi !"
- "Reviens me voir demain", lui répondit Rabbi Akiva.
L’homme revint le lendemain. Rabbi Akiva lui demanda : "Que portes-tu ?"
- "Une cape, comme tu peux le voir."
- "Qui l’a faite ?"
- "Le tisserand, bien évidemment."
- "Je ne te crois pas, prouve-le-moi !" dit Rabbi Akiva
- "De quelle preuve as-tu besoin ? Ne vois-tu pas que c’est le tisserand qui a fait cet habit ? Un habit se tisse t-il tout seul ?"
- "Alors pourquoi me demandes-tu une preuve que Dieu créa le monde ? Tu viens de donner la réponse : Ne vois-tu pas que c’est le Saint, béni soit-Il, qui l’a créé ? Le monde même est la preuve qu'il y a un Créateur, de même que le vêtement témoigne sur le tailleur."

 

Et comme on lit dans le Livre des Psaumes :

"L'insensé dit en son coeur : Dieu n'existe pas"...

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:32

C'était durant la semaine de la Passion.

Je reçois un mail : " Pourquoi sur toutes les icônes, l'âne de l'entrée à Jérusalem a de petites oreilles ?"

Allons bon !

C'est vrai que je m'étais fait la réflexion, devant certaines icônes, qu'il ressemblait plus à un cheval qu'à une âne. Mais pas toujours.

Alors, je me suis lancé dans une petite recherche.

D'abord, il y a ce sarcophage du IVe siècle où la monture du Christ est incontestablement un âne.

Puis cet ivoire du Xe siècle. Là encore, pas de problème : Aliboron est bien reconnaissable.

De même pour cette mosaïque de Vatopedi, XIIe siècle.

Ou encore celle-ci, toujours du XIIe siècle, en Sicile.

 

Alors, où sont-elles, ces icônes avec des petites oreilles ? Pas chez les  Coptes ni chez les Syriaques.

En fait – et sans pouvoir en dire plus, il semble que ce soit en Russie, au XIVe siècle que la noble monture a pris de plus en plus des faux airs de cheval.

Par exemple cette icône de Roublev (XIVe siècle)

Ou celle-ci, du XVe siècle.

ou encore celle-là du XVIe siècle

 

Alors, à vrai dire, je n'ai pas la moindre réponse à la question qui m'était posée : je ne sais pas "pourquoi", sur les icônes de tradition russe, l'âne des Rameaux ressemble parfois beaucoup à un cheval... Tout au plus ai-je une question : y avait-il des ânes en Russie, au XIVe siècle, ou savait-on seulement que l'âne ressemblait à un cheval ?

 

Par ailleurs, il me faut signaler que j'ai eu la chance de trouver une page où j'ai emprunté ces images, pour essayer d'y comprendre un peu quelque chose. Cette page (qui contient plein d'autres ivoires, icônes et enluminures) se trouve ici.

 

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