Avé l'assent

Publié le par Albocicade

http://www.artezia.net/litterature/histoire_livre/imprimerie_gunteberg.jpg

 

Depuis l'époque où ce bon Erasme de Rotterdam inventait – sans vraiment le vouloir – une prononciation académique du grec, il y en a eu des innovations techniques.

Parmi lesquelles, le stockage et le partage numérique des données.

Pas seulement du visuel, texte ou image (ce qui fait que l'on peut maintenant de chez soi consulter le codex sinaiticus א, un manuscrit qui eut fait rêver ce pauvre Erasme s'il l'avait connu) ; mais aussi du son.

 

Du coup, il est maintenant possible d'écouter le Nouveau Testament grec lu par diverses personnes, un peu partout dans le monde.

Et là, outre le choix de la prononciation (érasmienne, grec moderne, ou encore "koïné" reconstituée), se pose la question de l'accent, et bien sûr de la qualité d'élocution du lecteur : le même texte nous parlera différemment selon qu'il aura été lu avec l'accent texan ou marseillais…

 

Pour ma part, ayant trouvé une page internet présentant plusieurs de ces lectures, j'en ai essayé quelques unes. Ma préférence va sans conteste à "Pella" : un phrasé souple, des intonations adaptées… on sent qu'elle maîtrise la langue. Et en plus, elle lit "avé l'assent", heu pardon, "avec l'accent"… grec, bien sûr.

 

Certes, elle n'a pas encore enregistré tout le NT (alors que d'autres l'ont fait), mais ce qui est fait est déjà pas mal. Et en plus, elle n'a pas adopté la prononciation érasmienne… ce qui aurait probablement plu à Erasme.


Publié dans Ecologie - théologie

Commenter cet article

SAGRAMOR 23/09/2010 05:30



 


 Excellent Albocicade,tout en or,


 


Je me suis encore lancé dans un raccourci vertigineux.


Machine arrière,lorsque j'évoque notre manque cruel de la mystique orthodoxe,je pense à l'iconographie , au chant et à la déclamation liturgique.


Je suis allé de nombreuses fois écouter la messe orthodoxe,rue de la Grande Armée à Marseille,cela nous élève plus l'âme que le latin.


 


                              SAGRAMOR



Albocicade 22/09/2010 20:58



Bien cher Sagramor, vous le savez, ce qui me tient lieu de cerveau est généralement fort empêché, mais j'ai beau chercher, je ne parviens pas à voir le lien entre le billet courant et votre
apport...


Quant aux questions concernant l'oecuménisme, elles trouvent autant d'expressions que l'on compte de personnes qui se sentent (pour l'approuver ou le réprouver) concernées... A titre
documentaire, je vous signale les trois lettres dans lesquelles Khomiakov expose son approche de la question et qu'un certain moine de l'Eglise russe a mis en ligne sur Scribd


 



SAGRAMOR 22/09/2010 14:21



 


   Excellent Albocicade,


 


Vous me savez bon public sur ce sujet.


 


L'un de mes meilleurs dadas est la reconstitution des liens entre la Sainte Eglise et la Sainte Russie et pour ce faire,même si je m'identifie sans la moindre concession dans le camp retranché du
Catholicisme romain,l'essentiel du labeur nous revient ,  car nous avons prélévé plus que notre part de l'héritage.


 


La mystique orthodoxe nous manque cruellement et à quoi peut nous servir la certitude , si elle n'est plus soutenue par la conviction du coeur?


 


J'entends régulièrement de belles envolées sur les progrés de l'oeucuménisme et cela me désole , parce que cela n'est que soudure et non pas fusion.


 


Je suis devenu partisan d'un oeucuménisme patient et loyal en direction du monde protestant et d'une fusion parfaite et pénitente avec l'ensemble orthodoxe,dont la complexité ne touche qu'à la
hiérarchie , sans entamer le corps doctrinal.


 


Malheureusement,l'on a fait naître un oeucuménisme universel,alors qu'il ne pouvait être que binaire.


 


   Vanité des vanités et conservation des rentes.


 


    SAGRAMOR