Irrigation

Publié le par Albocicade

http://www.educol.net/arroser-les-plantes-t15191.jpg
"Le facteur limitant, pour les cultures, dans 90 pour cent des cas, c'est l'eau !"
C'est mon frère, éminent chevrier en face d'une magnifique montagne, qui le dit.Et comme nous avons fait, en partie, les mêmes études, ce n'est pas moi qui le contredirai.
Mais dans mon jardin, le facteur limitant pour arroser, c'est le temps. Il faudrait passer au minimum trois à quatre fois par semaine… et il arrive bien des fois que de 10 à 12 jours, je ne trouve pas le moment pour aller arroser.
Aussi, cette année, c'est décidé : j'ai mis un système automatique. Oh, rien de bien compliqué : une petite pompe immergée, et un programmateur, pour que chaque soir, à la fraîche,  il pleuve un peu sur mes plantations.
Et en installant tout ça, je repense à une anecdote qui est arrivé à un voisin, alors qu'il était au Sénégal.
Il s'agissait d'irriguer des cultures, en périphérie du fleuve Gambie.
Je cite :
"Pour éviter une trop grande évaporation de l'eau, nous installons un système de canalisations, non sans difficultés. Des aménagements hydro-agricoles d'envergure remontent sur plusieurs kilomètres, l'eau du fleuve Gambie sur de nouveaux périmètres de cultures maraîchères : oignons, choux, aubergines, bananiers. Les paysans mettent bout à bout des kilomètres de tuyaux en PVC, du matin jusqu'au soir, fiers de leur travail. Chaque tuyau mesure quatre mètres de longueur. Le soir, nous les emboîtons les uns dans les autres. Mais au matin, surprise ! Tous les tuyaux ont été déboîtés ! Ce sont sûrement les génies du fleuve qui ont passé la nuit à défaire le travail de la veille pour signifier leur mécontentement. Les paysans  refusent de continuer les travaux : "les djinns ne veulent pas de cette installation, c'est eux qui ont cassé notre travail", disent les paysans de Wassadou."
En fait, il s'agissait d'un phénomène de dilatation des tuyaux : il a fallu creuser des tranchées durant la journée, puis – de nuit - enterrer les tuyaux emboîtés. Dès lors, l'irrigation a pu se faire dans de bonnes conditions…
Il raconte cela et plein d'autres choses, dans son livre (paru à titre posthume).
Un livre qui m'a été offert tout dernièrement…
Au fait, quand je dis que mon frère habite en face d'une montagne magnifique, je mens ?
http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/images/claps_drome2.jpg

Publié dans Ecologie - théologie

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SAGRAMOR 14/06/2010 22:56



 


  Trés bien,Excellent Albocicade,cela passera pour cette fois,car par une incroyable conjonction,je suis intarissable sur les tuyaux et le Sénégal.


 J'attends de pied ferme le prochain article.



Albocicade 13/06/2010 00:24



Ah, cher Sagramor, peut-être aurais-je du préciser - comme c'est le cas dans le livre - que ces travaux ont eu lieu fin des années 70, début des années 80... C'était, à l'époque, un travail de
pionnier et cette question de dilatation en journée et rétractation (durant la nuit) des tuyaux a été une grande surprise.


C'est pour cela qu'ila fallu enterrer les tuyaux, ce qui a suffisamment réduit l'influence des carts de température. A noter aussi que ce phénomène s'est produit avant la mise en eau.


Mais peut-être aurez-vous envie de vous offrir le livre
en question : Jean Carbonare  (ou voir
ici cet article de la Cimade) et son épouse Marguerite ont travaillé
en Algérie de 1961 à 1975, avant de passer plus de 10 ans au Sénégal (et je ne parle pas des actions menées au Bénin ou au Rwanda...)


Non, franchement, pas grand chose à voir avec des pyramides sphériques...


 


 


 



SAGRAMOR 12/06/2010 22:42



 


 Ah! Ces grands voyageurs n'ont pas toujours le temps de vérifier les grands travaux par eux-mêmes.


Tel Ibn Battouta , qui nous décrit les pyramides d'Egypte comme sphériques.


Pour ce qui est des tuyaux qui se sont tous déboîtés comme un seul homme,notre voyageur nous rapporte un phénomène unique en hydraulique,que je vais m'empresser  de faire connaître à la
profession.


Figurez-vous que la loi du genre veut que la rupture complète d'un segment de tube,stoppe la circulation du fluide dans les tubes en aval.


Ces djinns sont trés forts,trés "synchro".


Bon,à part cela,en matière d'irrigation et au Sénégal comme ailleurs,on emploie des tubes souples continus.


Pour Wassadou,c'est situé dans un parc national,trés protégé.


Je ne vous parlerai pas de la dilatation des tubes PVC.Ouf!


 


 Bref,il en va ainsi des grands voyageurs,si certains ont pu voir des pyramides sphériques,d'autres ont pu trouver des tuyaux carrés.