En pleine lumière

Publié le par Albocicade

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Fin janvier. Tandis qu'il gèle à pierre-fendre, le soleil se fait timide, discret.

Au point que certains jours, je peux le regarder dans les yeux : un disque blanc dont les rayons peinent à traverser le ciel en cotonnade grise.

Les journées débutent à "- 3°" pour arriver péniblement à "0°", voire "+ 2°"  les jours fastes.

 

Puis, brusquement, pour la chandeleur, tout change.

Plus un nuage, des températures qui montent en flèche, et un soleil… tonique.

A mon poste de travail, alors qu'il m'arrivait de devoir allumer la lampe en fin de matinée, me voilà ébloui.

Trop même.

Mes yeux qui s'étaient habitués à une sorte de "presque pénombre" appellent au secours.

De 11 heure à midi, j'ai le soleil en pleine face, brûlant, brutal.

Et quoiqu'il n'ait rien d'un cogneur d'été, il me frit les rétines, me grille les paupières, et je dois avoir recours aux lunettes de soleil.

En cause ? La brutalité du changement : en juillet et août, il est vingt fois plus brillant, et je le supporte sans mal.

 

Et je songe à une parole de cet étonnant chrétien que fut le Saddhou Sundar Singh.

 

Il y a de malheureux chrétiens qui se réjouissent d'être dans le ciel après leur mort, mais ils ne se rendent pas compte que le ciel doit commencer sur la terre. …/… Si ces chrétiens qui s'attendent à être admis dans le ciel après leur mort et qui n'en font pas l'expérience dès ici-bas, sont en effet reçus dans cette maison céleste, ils s'y sentiront déplacés, mal à leur aise... ils souffriront d'être là où ils ne sont pas accoutumés à vivre.

 

 

C'est dans le recueil de conférences qu'il a donné en Suisse, en 1922 :

"Par Christ et pour Christ"

 

 

Publié dans Vie quotidienne

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