Chez l'imprimeur.

Publié le par Albocicade

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Cela faisait des années que je lui avais demandé de me faire visiter son imprimerie et qu'il m'avait dit "Passe quand tu veux".

Mais le "quand tu veux" n'avait jamais trouvé à se concrétiser… jusqu'à cette semaine.

C'est vrai que ça a sévèrement évolué, depuis les débuts.

Il m'explique la PAO, l'imposition des pages, la gravure des plaques offset ; me montre la presse en action, la plieuse (bruyante, la machine), la colleuse…

Un univers à part entière.

J'écoute avec attention, sans tout comprendre. Peu importe : je sais que je pourrais compléter l'information, réajuster le puzzle de mes souvenirs plus tard (par exemple à partir de là).

 

Il est passionné. Autant par la technique de ses machines ou les différents types de papiers, que par ce qui sort de ses presses.

"Imprimeur par conviction", c'est le slogan de la maison.

Tout autours, chacun s'active, concentré sur sa tâche : il s'agit que le produit fini soit exempt de reproche.

Bien sûr, il ne publie pas que ça, mais aujourd'hui, je vois ce qui entre et sort des machines: ici, des planches du "dictionnaire biblique pour tous", là une biographie de William Booth, plus loin, ce sont des couvertures d'évangile qui attendent d'être jointes aux pages de texte… "imprimeur par conviction"…

 

Du coup, je repense à l'imprimerie du Petit-Montrouge, à la "barrière d'enfer" de Paris. C'était les "Ateliers Catholiques", dirigés par l'abbé Migne. Une immense imprimerie d'où sont sortis des centaines de volumes qui – pour certains – font encore référence en leur matière (même s'ils ne font plus "autorité").

 

J'aurais bien voulu la visiter, elle aussi, mais elle a brûlé juste avant que je puisse m'y rendre. Enfin, non, pas "juste avant"… bien avant !

L'anecdote est connue, mais j'ai voulu la rendre plus accessible. Aussi, ayant compulsé les journaux d'époque, j'ai fait une sorte de revue de presse (lisible aussi par les synthèses vocales), que j'ai placé  sur Archive et sur Scribd.

Et, puisque nous en sommes à parler de l'abbé Migne, je me fais un plaisir de signaler le texte d'une conférence de Mme Congourdeau où elle évoque la figure de l'irremplaçable imprimeur éditeur.

Et bien sûr, quelques uns des volumes sortis de ses presses : les 161 tomes de la Patrologie grecque, et les 221 tomes de la Patrologie latine.

 

Un dernier mot : un immense Merci à mon guide pour le temps qu'il a consacré à me faire visiter son univers et celui de son équipe !

 

 

Publié dans Vie quotidienne

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