Turquerie

Publié le par Albocicade

Musardant dans quelque bibliothèque virtuelle, je suis tombé sur un petit ouvrage destiné aux élèves du "Collège français de la propagande", à Smyrne, en 1847.
Un livret de dialogues "Turc-Français".
Aussi, je ne résiste pas au plaisir de partager une petite fable que j'y ai trouvé :
Bir kichi sordou dilèndji fouqara-nen birinè nè-ilè yachayorsoun, fouqara ona djevab vèrdi èyer sormouch-olayeden nèden euluyoroun djevab vèriridimki bèn atchlyqden euluyoroum.
J'ignore si le turc s'écrit et se parle encore comme ça, mais la traduction donnée dans le livret est la suivante :
Un homme demandait à un pauvre de quoi il vivait.
Le pauvre lui répondit : Si vous m'aviez demandé de quoi je meurs,
je vous aurai répondu que je meurs de faim.
Comme qui, "nihil novi sub sole" !*
On y trouve aussi une traduction du Notre Père que je viens de signaler au site dédié au Pater Noster en toutes langues : ils ne l'avaient pas.
 
Et si l'envie vous prend de jeter un oeil à ce livret, il est ici.
 
* P'tite note pour les allergiques au latin : "nihil novi sub sole" vient du livre de l'Ecclésiaste (1.9) : "Il n'y a rien de nouveau sous le soleil".

Publié dans Vie quotidienne

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