A la solde de l'Etat…

Publié le par Albocicade

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Globalement, je me sens assez peu concerné par le monde militaire.

De fait, lorsque la Nation m'intima l'ordre de loger, vêtu en treillis, dans une caserne durant douze mois, j'obtins (sans difficulté d'ailleurs) d'échanger cette année de troufion contre deux ans pleins comme bénévole dans une structure d'action sociale.

 

Et pour tout dire, mes références principales concernant les soldats se trouvent dans l'Evangile.

D'une part, il y a St Longin, cet officier qui, voyant "comment" Jésus était mort s'exclama "véritablement, cet homme était fils de Dieu" (Mt 28.54, Mc 16.39, Lc 23.47)

J'en ai conclu que les militaires n'étaient pas forcément que des brutes épaisses.

 

Ensuite, cet épisode où des militaires se présentent à Jean le Baptiseur, lui demandant ce qu'ils doivent faire. Jean leur répondit: Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. (Lc 3.14)

Voila donc posé un principe d'existence.

 

Et c'est là que le bât blesse.

Je ne sais pas si les militaires français se comportent correctement, mais j'ai appris une chose : il leur est de plus en plus problématique de "se contenter de leur solde"… dans la mesure où pour plusieurs milliers d'entre eux, et depuis des mois pour certains, ils ne la perçoivent pas.

 

Alors même si la Grande Muette n'a pour moi aucune vertu évocatrice, si je m'interroge parfois sur le bien fondé de nos troupes envoyées ici ou là ;  il n'en demeure pas moins que sous l'uniforme il y a des gens, des familles et que le minimum, lorsqu'on emploie du monde, c'est de verser le salaire dû en temps et en heure.

 

On trouvera plus d'infos dans ce petit article de journal sur le sujet.

 

Publié dans Vie quotidienne

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Albocicade 09/01/2013 12:29


Si fait, bon Iago : quoique le nom "Longinus" existe bel et bien dans le monde romain de l'époque, il est plus que probable que le nom du militaire romain (que les Evangélistes n'ont pas
conservé, à la différence, par exemple, de Symon le Cyrénéen) a simplement été ignoré. D'ailleurs, seule son exclamation en voyant "comment" ce condamné était mort lui valu d'être mentionné dans
les Evangiles. La tradition - comme cela est fréquent - s'employa à lui donner une identité propre, qui ne permit pas de le confondre avec les autres soldats (quitte à confondre en un seul le
centenier et le soldat qui porta le coup de lance), et pour cela un nom est un minimum.Notons d'ailleurs que dans les plus anciens témoins de cette tradition (Acta Pilati-A XVI.7), c'est bien "le
soldat Longin (Λογγῖνος) qui lui a percé le côté de sa lance (Λόγχη)


(Pour le clavier grec, il faut jeter un coup d'oeil sur le site Lexilogos)


Mais, encore une fois, ce qui valut au centenier romain d'être mentionné dans l'Evangile est cette exclamation "Véritablement, cet homme était fils de Dieu !" (Mc 15.39), exclamation que l'on
retrouve fréquemment dans l'iconographie, par le positionnement des doigts (IC XC : IéssouS CHristoS)



Iago 09/01/2013 09:59


Un détai. Le nom de "Longin" donné au centurion qui assista à la mort de Jésus et qui fit donner le coup de lance par un soldat dans le côté du Seigneur me semble provenir du mot grec désignant
le fer de du pilum romain : logkhè,(excusez-moi : je ne dispose pas de l'alphabet grec pour rédiger ce message), mot qui se prononce approximativement Longchi. 

Iago 05/01/2013 19:36


Eh oui ! Le centurion a été baptisé Longin par la tradition. Je crois savoir, plus sérieusement qu'un savant abbé catholique du  XIXème siècle a vérifié la nationalité des légionnaires
romains stationnés en palestine au temps du Christ et a trouvé qu'ils venaient de Gaule. Je suis heureux d'avoir un concitoyen présentable de plus. Une vie de saint Longin a été écrite dont on
trouve un extrait dans l'Evergetinos. On y raconte que les autorités ayant décidé de mettre à mort ce soldat à la retraite envoyèrent une escouade pour le décapiter. Pour le trouver, les soldats
interrogèrent le premier venu ... qui était Longin lui-même. Ce dernier ne révéla pas son identité mais organisa un banquet de plusieurs jours pour régaler ses futurs exécuteurs. Il avait un
dessein : au début du festin il envoya des messages à tous ses anciens compagnons d'armes devenus chrétiens pour les inviter à partager son supplice prochain et parvenir avec lui dans le Royaume
des cieux d'une façon rapide et pratique. Les invités répondirent à l'appel et lorsque, trois jours après, ils furent tous là, Longin se fit connaître et eut beaucoup de mal à persuader ceux
qu'il avait régalés de faire leur office. Mais tout finit bien.

Laurence 05/01/2013 17:14

La faute au logiciel de paie ??? Ubuesque ! Je ne savais pas que ce centurion avait été baptisé Longin