Le bon lieu

Publié le par Albocicade

Comme Sieur mon père me l'a répété de fort nombreuses fois,

"il faut toujours chercher les choses là où elles sont".

Certes, cet aphorisme frappé au coin du bon sens a valeur universelle, et je ne peux que l'approuver sans réserve.

A ceci près qu'encore faut-il savoir "où" sont les choses.

Ainsi, depuis plus de dix ans que je suis dans mon village, je m'évertue chaque année, à la saison des feuilles chancelantes à partir à la cueillette aux champignons.

Et chaque années, je me contente d'une bien maigre pitance : une petite poêlée – certes savoureuse – à se partager à trois (la jeune cigale ne s'adonnant pas à la dégustation mycologique).

Il faut dire que, comme partout, les coins à champignons, "ça ne se dit pas".

Ou si : on m'en a indiqué, à 15 ou 20 kms… sympa.

Sauf que cette année, un de mes interlocuteurs d'un instant m'a vanté son abondante récolte avec tant d'enthousiasme que lorsque j'ai laissé échapper – tel un long cri plaintif – "mais je ne connais pas de bon coins", il m'a aimablement indiqué où me rendre : pas bien loin, juste à l'opposé de mon secteur habituel.

Nous y sommes allés avec la jeune cigale (qui, si elle ne mange pas, ramasse avec plaisir) et en une heure de temps avons récolté plus de pinets (comme on les appelle ici) que je n'avais ramené de champignons divears au cours des cinq dernières années.

J'y suis retourné le lendemain : rebelotte, avec en prime des craterelles

C'est dire qu'à courir la campagne, je n'ai guère eu le temps de préparer un billet pour le blog.

Le prochain sera mieux, sans doute.

 

Publié dans Vie quotidienne

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