La bourrasque

Publié le par Albocicade

http://www.mrugala.net/Nature/Arbres/Dessins/Epicea.jpg

 

Un coup de fil : "ça t'intéresserait, du résineux pour brûler ?"

Même si mon stock pour cet hiver est fait, il n'y a pas de mal à anticiper un peu les froidures ultérieures.

Aussi, dès le lendemain, nous nous retrouvons dans un grand parc où - de ci, de là - quelques arbres - surtout des épicéas - gisent au milieu de leurs confrères toujours dressés.

Certains ont été renversés avec leur motte de terre, d'autres sont comme sectionnés à un ou deux mètres du sol : une bourrasque les a jeté à terre. Pas si violente que ça d'ailleurs, la bourrasque ; ce n'est pas l'hécatombe… juste quelques arbres.

Pourquoi ceux-là et pas les autres ?

Si pour les premiers il est flagrant que leur enracinement était trop superficiel, pour les seconds en revanche, des questions se posent : les fûts sont beaux, les branches vertes. Alors ?

Je m'approche d'un géant effondré. Un coup d'œil à la brisure… tout s'explique.

A l'endroit où il a craqué, le tronc fait pas loin de 70 cm de diamètre, mais seul un pourtour de 5 à 6 cm est sain. Le cœur n'est plus qu'une moelle qui s'effrite sous la main. Il faudra tronçonner sur plus de 4 mètres avant de trouver du bois qui ne soit pas abîmé.

Pour moi, ce n'est pas grave : à part le trop spongieux, ça brûlera quand même.

Mais, allez savoir pourquoi, en regardant ces troncs à terre, pourris à cœur, je songe à ce dont les journalistes économiques nous rebattent les oreilles en ce moment : nos sociétés occidentales, capitalistes à outrance, vont-elles s'effondrer à la prochaine bourrasque ?

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Publié dans Vie quotidienne

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A
<br /> <br /> St Basile... effectivement. Outre ses écrits (dont une sélection est consultable ici en français, et bien sûr là en<br /> grec), j'ai toujours été impressionné par son implication "sociale" : sa "cité" pour les pauvres, les malades, les démunis, qui fut ensuite appelée "Basiliade" ! Un évêque comme en réclamait<br /> l'apôtre Paul dans son épître à Tite...<br /> <br /> <br /> Aujourd'hui, "Basiliade" est le nom d'une association<br /> qui vient en aide aux malades du sida...<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Encore moi.<br /> <br /> <br /> Au cours de ma promenade cet après midi dans la forêt du Vercors, je me suis heurté à un arbre (au moins aussi gros que celui dont vous parlez) qui était brisé et barrait le chemin. Sur la souche<br /> aucune trace de tronçonneuse, seulement le "chevelu" d'une brisure naturelle ... et le cœur était sain. Cela a dû souffler ! A propos de vent, j'ai traduit ce matin un bout d'homélie de saint<br /> Basile parlant de la colère. Il emploie la comparaison tempêtueuse suivante : <br /> <br /> <br /> Un homme en colère t'a-t-il outragé ? Arrête le mal par ton silence. Mais toi, au contraire, comme si tu avais reçu le torrent de sa colère en ton propre cœur, tu imites les vents qui renvoient<br /> ce dont des souffles contraires les ont fait porteurs. Ne prends pas ton ennemi comme exemple à suivre et n'imite pas ce que tu détestes. Ne te fais pas le miroir de l'homme furieux en reflétant<br /> ses traits en ta personne."<br /> <br /> <br /> Cela n'a probablement que peu de rapport avec le thème de ce billet, mais je trouve que saint Basie conserve une certaine actualité.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Mt 23.27<br /> "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites : vous faites penser à des tombeaux repeints. Vus de l'extérieur, ils semblent beaux, mais à l'intérieur ils ne contiennent<br /> que des ossements de cadavres et de toute sortes de pourritures."<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Bienheureux êtes vous de pouvoir vous faire une flambée.<br /> <br /> <br /> Moi, ça me fait plutôt penser à Mt 23,27. Bien sûr, les pharisiens c'est toujours les autres ! <br /> <br /> <br /> <br />
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