Quelle heure est-il ?

Publié le par Albocicade

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Tout doucement, le rythme estival faiblit, et peu à peu mon cerveau (enfin, la masse informe en carton bouilli qui m'en tient lieu) fait mine de reprendre vie.

J'ai comme l'impression de me réveiller d'un mauvais sommeil agité, l'œil terne, la bouche embarrassée.

Même si les causes sont (ô combien) différentes, je pourrais reprendre à mon compte ces vers de Bonhoeffer :

 

Fatigué et vide à ne plus pouvoir ni prier, ni penser, ni agir, 

Et prêt à tout laisser dans un vertige de lassitude

 

J'émerge pourtant péniblement de ma torpeur et des questions me viennent, se bousculent : La lampe ? L'huile ? Quelle heure est-il ?

La lampe de mon cœur – si l'on peut appeler "lampe" ce pauvre lumignon à peine rougeoyant et qui prodigue généralement plus de fumée que de lumière – est bien mal en point ; brûle-t-elle seulement encore ?

De l'huile en réserve pour la lampe ? A vrai dire, j'ai la tête tellement embrumée que je n'en sais rien. Et si j'en ai, où l'ai-je fourrée ?

Et l'heure ? Quelle heure est-il ? Pas la moindre idée (mais ça, c'est normal).

 

Pourtant, cela ne m'alarme pas outre mesure.

Présomption de ma part ? Non, je ne crois pas. Indifférence non plus, d'ailleurs.

Plutôt cette confiance que le tout de ma vie n'est pas seulement entre mes mains, mais aussi (et même, surtout) entre les Siennes, et que sa miséricorde reste émerveillante, et que si ma tête. Ou pour le dire avec les mots du même poème :

 

Qu'importe, ô Dieu, puisque tu sais que je suis tien.

 

Il s'agit, bien sûr, du poème "Qui suis-je ?" de Bonhoeffer, ainsi que de la parabole des dix vierges (Mt 25 1-13).

 

Bon, dès que j'aurais récupéré, j'espère poster des billets plus construits…

 

Publié dans Cigale en prière

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