Promeneurs tous terrains

Publié le par Albocicade

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C'était à l'époque de mes années montpelliéraines.

Nous étions trois à nous occuper – durant nos loisirs – d'un petit groupe de jeunes dans le cadre d'une église "protestante évangélique" (c'était bien des années avant que je demande à entrer dans l'Eglise orthodoxe).

J'en garde, d'ailleurs, de forts bons souvenirs  dans  la mesure où chacun s'impliquait au mieux – selon ses goûts et ses compétences – dans les diverses activités.

Une sortie, pourtant, me laissa un arrière goût d'inachevé.

 

C'était du côté de St Guilhem le Désert.

Tandis que la visite du village s'était passé sans problème, arrivé au pied du sentier menant aux "Ruines du Géant", l'un de nous déclara forfait, au prétexte qu'avec son fauteuil, il ne pourrait pas monter…

Parce que non-content d'être en chaise roulante, il n'avait même pas pensé à prendre sa "joëlette".

Bon, c'est vrai aussi qu'à l'époque, cet hybride entre le monocycle et la chaise à porteur – bien pratique pour se rendre en groupe à peu près n'importe où – n'avait pas encore été inventée.

 

J'en touchais deux mots, dernièrement, à une de mes interlocutrices d'un instant. Elle me répondit : "Oh, moi, vous savez, j'ai un quad…" avant d'ajouter un peu contrariée, "mais c'est vrai que lorsqu'on se ballade à pied, avec des amis, je casse les oreilles à tout le monde…"

 

Et quand je dis qu'avec un peu d'entraînement on peut aller à peu près n'importe où en joëlette, ce n'est pas un vain mot… il y a même un championnat du monde


Publié dans Cigale sociale

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Albocicade 16/12/2010 23:46



Cher Iago, je ne vous avais pas reconnu derrière ce pseudonyme... c'est seulement au "grain de sel" que j'ai été saisi d'un doute qui s'est bien sûr transformé en certitude lorsque vous avez
évoqué notre ami commun.


Je vous ai mouché : pardonnez-moi... (mais vous l'aviez quand même bien mérité...). Quant à la "joëlette", je crois qu'effectivement, elle a représenté une sorte de révolution pour un certain
nombre de personnes, non-seulement handicapées, mais aussi "valides".


En ce qui concerne votre dernière question, je la trouve d'une grande pertinence, même si je n'ai pas de réponse ciblée à fournir... je suis seulement un scribouillard de l'ombre. J'ai des
proches, des amis, des connaissances à qui font défaut la vue, l'ouïe, la mobilité ; pour qui le temps qui passe est douleur lancinante ou brutale et que nulle thérapeutique ne parvient à
soulager ...


Je suppose que, par exemple, l'APF, ou des  associations de randonneurs doivent pouvoir être des
interlocuteurs pertinents...


 



Iago 16/12/2010 10:27



Encore moi !


A mon âge et dans mon état, je ne saurais porter qui que ce soit mais, pour me faire pardonner, je pourrais contribuer à financer, en tout ou en partie, l'un de vos engins. Donnez-moi le détail
de façon privée.



Iago 16/12/2010 10:08



Je n'entendais pas, en parlant à la légère du véhicule, offenser ni leurs passagers ni leur représentant sur ce blog, qui doit être sans doute, lui aussi, handicapé d'une manière ou d'une autre
pour avoir ainsi pris la mouche.


Comme je suis resté récemment immobilisé plusieurs mois, dépendant d'un peu tout le monde même pour les besoins les plus humbles, je me suis fait une idée de ce qu'est le handicap, mais Je n'en
ai as fait tout un plat car j'avais la chance de savoir que cette épreuve ne durerait probablement qu'un temps. Je garde cependant un souvenir assez précis de certaines descentes d'escalier raide
porté par des infirmiers novices sur un brancard glissant.


Quant aux vrais handicapés je les respecte sans misérabilisme et me garde de les utiliser pour me donner une stature morale en raison des services (directs ou indirects) que je leur rends. 


Cela étant dit, je confesse n'avoir poussé de brouettes que dans des jardins potagers pas très pentus et n'avoir pas pratiqué le portage de handicapés en haute montagne. J'avoue donc, mea
culpa, que la Joellette est, au témoignage d'autrui et contre ma première impression, un admirable véhicule dont on ne saurait mal parler, même cum grano salis.


P.S. personnel : Notre ami commun aveugle, a encore une fois rendu un signalé service au bien-voyant que je suis. Je l'ai cependant trouvé bien fatigué.



Albocicade 15/12/2010 22:04



Oh, Iago, que voila une sacrée forfanterie ! Avez-vous déjà poussé une brouette chargée dans une pente (je veux dire, dans une montée, même modérée) plus de 15 minutes sans vous arrêter, sans
pause ? Alors imaginez plusieurs heures, avec plus de 60 kg pesant sur la roue avant, prêt à caler à chaque pierre un peu grosse émergeant du sentier...


Mais peut-être, vous déplaçant sur deux bonnes jambe, ne fréquentez-vous que des "valides", vous savez, ces gens qui utilisent leurs deux yeux, leurs deux oreilles, qui bavardent pour un oui ou
pour un non, qui déplacent chacun de leur bras (deux, en général) et de leurs doigts (là, j'ai plus de mal à compter, je n'ai jamais été fort en math) à leur gré, qui se lèvent, s'asseyent,
marchent à volonté et sans douleur...


Bref, peut-être êtes-vous très loin du "monde" du handicap... Nul ne saurait vous en vouloir. D'autre part, je n'ai personnellement rien contre les "remarques stupides", mais je crois
qu'effectivement le qualfificatif est ... adapté.


Enfin, je ne vous souhaite pour rien au monde d'avoir un jour à grimper sur une joëlette : par contre, que vous puissiez un jour ou l'autre vous trouver à la place d'un des porteurs... pourquoi
pas ? Qu'en dites-vous ?



Iago 14/12/2010 20:22



Remarque stupide sans doute, mais il me semble qu'une brouette avec un ou deux coussins serait aussi efficace, moins fatigante, plus rassurante pour le passager et plus économe en personnel
porteur que cette Joellette sur laquelle je ne monterais pour rien au monde.


D'ailleurs quitte à mobiliser quatre personnes, autant utiliser les élégants et légers palanquins japonais : ça secoue, mais quelle allure !