La légende du rouge-gorge

Publié le par Albocicade

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Sans être un orthinol ornilot spécialiste des oiseaux, j'aime beaucoup les voir (en liberté, cela va de soi).

Bien souvent, ils m'évoquent tout autre chose que des boules de plume, d'ailleurs.

Ainsi du héron, des moineaux, des "colibris" (mais là, j'ai un peu triché)… ou du rouge-gorge.


En effet, j'en ai vu quelques uns, cet hiver, lorsque la neige recouvrait tout.

Et à chaque fois, je repense à cette légende occidentale, que j'avais placé en annexe des "Amplifications orientales".

Donc, la voici


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C'était la deuxième nuit après Noël.

Il faisait froid et le feu allumé à l'entrée de l'étable s'éteignait doucement.

A l'intérieur, couchés sur la paille, chacun dormait en frissonnant.

Le Bon Dieu, attentif du haut du ciel, interpella un petit oiseau gris et brun qui picorait à ses pieds :

"Descend, et va ranimer le feu ; je ne veux pas que mon Fils ait froid".

L'oiseau s'envola et descendit vers Bethléem.

Arrivé à l'étable, il s'approcha de ce qui restait du feu : un tas de cendre sous lequel couvaient quelques braises, et sur lequel restaient quelques branchages qui n'avaient pas encore brûlé. L'oiseau se percha sur une grosse bûche préparée devant le foyer et agita ses ailes. Peu à peu, sous la force du courant d'air, les cendres s'écartèrent, puis les braises se mirent à rougeoyer. Leur chaleur devint si forte que les plumes de la petite bête roussirent.

Mais décidée à achever sa tâche, elle supporta la douleur jusqu'au moment où les flammes jaillirent, embrasant les branchages au dessus.

La flamme réveilla Joseph, qui se leva pour nourrir le feu.

Il se mit à faire bon dans l'étable.

Alors, se tournant vers l'oiseau, St Joseph lui dit :

"Pour rappeler ton dévouement à l'enfant Jésus, ta poitrine gardera la couleur rouge du feu, et tu t'appellera désormais le rouge-gorge".



Publié dans Ecologie - théologie

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