Ephémère Noël

Publié le par Albocicade

  roimaj

 

J'écris "éphémère", mais c'est peut-être "fugace" qui conviendrait plutôt.

On en entend parler des semaines à l'avance, de Noël. Je veux dire "la fête" de Noël.

Et chacun s'y prépare selon ses attentes.

Ici, on charge les rayons de chocolats divers, on empile les bourriches d'huîtres ; là on installe des décorations lumineuses dans les rues, ailleurs on dresse une crèche dans le salon.

Parce que, oui – comme je l'ai entendu sur une radio tout ce qu'il y a de sérieux – Noël est aussi une fête chrétienne. (Je dois l'avouer, ce "aussi" m'a fait frémir…)

Le jour venu, chacun fait "la fête" comme il l'entend, et il faut reconnaître que les pratiques évoluent.

Il est loin le temps des "Trois messes basses" où le village entier se rendait en procession à l'église avant de faire le plein de nourritures bien terrestres !

Si pour certains c'est encore prioritairement Bible, liturgie ou prière, pour d'autres ce n'est plus que débauche de cadeaux et goinfrerie.

Voire beuverie.

Quand ce n'est pas "massacre de ceux qui sont allés à l'église".

Ainsi donc, les pratiques évoluent et peu à peu se créent de nouvelles "traditions" (Edition 2009, édition 2010, édition 2011). Après la "bûche de Noël",  ce sont les "attentats de Noël". Et curieusement les "Allah ou-akbar!" que les massacreurs profèrent ressemblent à s'y méprendre aux "Gott mit uns" gravés sur les ceinturons des hordes nazies. (J'y reviendrai, mais là, c'est trop éprouvant.)

 

Revenons donc à ce qui se passe ici.

Car s'il n'est pas de bon ton de souhaiter un "Joyeux Noël" trop à l'avance, le souhaiter après est carrément incongru : c'est fait, il faut passer à autre chose… peut-être ne faudrait-il pas trop réfléchir à ce "nouveau-né" dont il a tout de même été question, au cas où il serait devenu Quelqu'un…

 

A la maison, la crèche reste sur le buffet, le "nouveau-né" a été placé dans la mangeoire et les Rois-Mages poursuivent leur périple autour de la salle de séjour : il arriveront à destination le 6 janvier. En effet, si cette date est celle de la Théophanie dans l'Eglise orthodoxe, c'es tout de même – en occident – l'Epiphanie, la "fête des Rois".

Histoire de ne pas laisser le temps vorace engloutir trop vite le sens de Noël.

Publié dans Vie quotidienne

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Albocicade 30/12/2011 08:19


Je vous avouerai que j'en ai effectivement fait part à l'un ou l'autre de mes "interlocuteurs d'un instant"... qui m'ont regardé avec étonnement : ils n'avaient jamais fait le rapprochement ...

Laurence 30/12/2011 03:44

Grâce à "l'octave de Noël", la joie de la Nativité est ainsi célébrée jusqu'au 31!