Adessias, citoyen !

Publié le par Albocicade

Christ accueillant

Oui, tu aimais à saluer les autres de ce titre : "Citoyen".


Et c'est vrai que tu en connaissais un brin, à la "cité", toi qui, après avoir connu les guerres, a – des années durant – endossé l'uniforme des pompiers après ta journée de maçon. Parce que le feu, il faut bien que quelqu'un l'éteigne…

Nous, c'est bien plus tard que nous t'avons connu.

A 80 ans passés, c'est la façon dont tu t'étais investi dans les associations locales, à l'époque où il fallait inventer les crèches familiales et trouver des solutions pour que les familles du quartier n'aient plus à se rendre au lavoir pour la lessive qui constituaient tes plus glorieux faits d'armes.


Mais ta citoyenneté était aussi ailleurs.

C'est toi qui, le matin de Pâques, venait toquer à notre fenêtre pour partager la joyeuse nouvelle, à ta date ou à la nôtre.

Lorsque, de temps à autre,  nous prenions une soirée pour ouvrir l'Evangile, vous étiez là, toi et ta Dame, fidèles à nos rendez-vous. Tu n'étais pas un "intello", mais tu compensais par la patience. Une fois même (qu'avais-je bien pu dire de particulier ?) tu m'as remercié par ces mots "ça faisait 30 ans que j'attendais qu'on m'explique ce passage…"


Bien sûr, avec l'âge, les maladies, les glissades… tu allais cahin-caha.


Et puis voilà.

Tu as été hospitalisé une fois de plus, une dernière fois.

Pas longtemps.

Mais je sais bien, moi, que tu continue ta route.


Alors, adessias. Oui, à-Dieu, Citoyen !

 

Ceci dit, tu vas quand même bien nous manquer...

Publié dans Cigale en prière

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