Mes colibris

Publié le par Albocicade




Derrière la maison, dans le grand virage que fait la rue, il y a un banc.

Un brave banc, d'ailleurs, adossé à un muret, ensoleillé. Le genre de banc où l'on a plaisir à venir, après le repas, prendre le temps de boire le café.

Et là, nous sommes rarement seuls. Non pas que ce banc soit devenu le rendez-vous incontournable du voisinage, mais l'endroit vrombit de vie aérienne autour d'un massif de lavande, juste à côté.

Et c'est ici que je les ai vus pour la première fois : des "papillons colibris".

Adeptes du vol stationnaire, ces "moro-sphinx" (appelons les ainsi, puisque c'est là leur état civil officiel) explorent une à une les fleurs de lavande, sans jamais se poser, sans jamais faiblir. C'est petit, une fleur de lavande, ça ne contient pas grand chose... qu'importe ! Il y a beaucoup de fleurs, il y a assez pour se sustenter.


Petit, je rêvais de ces presque légendaires "oiseaux-mouches" vivant à l'autre bout du monde, quasiment incapables de se poser. Et puis voilà que - sans avoir à faire plus de quelques pas - je peux voir leurs "cousins" lépidoptères.


Ah, et pour couronner le tout, cette magnifique bestiole aux battements d'ailes oranges, qui s'active en plein "cagnard" est classée parmi ... les papillons de nuit.

 


Publié dans Ecologie - théologie

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