Les lumières du talus.

Publié le par Albocicade

C'était au cœur du printemps. Nous avions passé une soirée tout à fait sympathique chez des amis, nettement à l'extérieur du village.

Presqu'en face de chez Arnaud, en fait (A ce propos, il a fini la première étape : les photos devraient bientôt être sur son blog).


Il était tard, la nuit était tombée depuis longtemps, mais l'air était doux.

Alors, pourquoi pas...

"Qui veut rentrer à pied ?"

Seule la petite cigale se porte volontaire.

Rapidement, la nuit qui semble noire se révèle claire malgré un ciel couvert. Premier étonnement pour la cigalette : on peut "voir" en pleine nuit.

Avançant tranquillement ("De nuit, il ne faut jamais courir, ce serait le meilleurs moyen de se casser la figure") nous écoutons les grenouilles, observons les différences de luminosité du ciel (vaguement éclairé par des résidus obliques de rayons du soleil couché, le ciel est presque blanc, à l'ouest)...

Soudain, sur la gauche, dans le talus... des lumières.

Je m'approche... oui, c'est bien cela. "Viens voir..."

Comme de petites flammes froides, d'un vert à faire pâlir de jalousie une LED... des lucioles.

Pas loin de 30 ans que je n'en avais pas vu.

Reprenant notre route, nous nous rapprochons du village, avec ses lampadaires qui blessent le regard. C'est la première fois que je ressens à ce point la justesse de l'expression "pollution lumineuse".


Et puis, je suis pris d'un soupir : n'y aurait-il pas une forme d'athéisme liée à la vie urbaine ?

Comment désirer découvrir le Créateur lorsqu'on n'aperçoit plus la création que par fragments épars, entre des murs de bétons éclairés à la lumière électrique ?

Au fait, vos dernières lucioles, c'était quand ?


Publié dans Ecologie - théologie

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Tertius 05/07/2009 10:57

Eh bien c'est très simple, je n'en ai JAMAIS vu!Jusqu'à présent, je me contente du "Tombeau des Lucioles", ce magnifique (et très triste) film d'animation japonais.