L'an ké vnu

Publié le par Albocicade



Ca ne rate jamais !

Chaque année, les derniers jours de décembre sont ponctuée de joviaux "A l'an ké vin !" ce qui dans le patois local (bien oublié d'ailleurs) signifie "à l'an qui vient", "à l'année prochaine".

Et voilà, l'an est venu.

Et comme chaque année, je trouve que l'on en fait un peu trop : je suis assez peu sensible à la symbolique du changement d'année.

Et pourtant, à la réflexion, nous pourrions avoir nettement pire comme symbolique.

Par exemple, cet odieux "calendrier républicain" dont il m'est arrivé de rencontrer des nostalgiques.

Imaginez-vous une année qui a perdu non seulement le nom de ses mois et celui de ses jours, mais encore la durée de sa semaine, et son point de départ… et vous aurez une vague idée de ce à quoi les chrétiens ont été confrontés en France, lorsque des "révolutionnaires" mus par la fureur ont cherché à déstructurer le temps.

Dans ces conditions, allez retrouver le dimanche, parmi les "quintidi", "nonidi", "duodi" et autres "décadi" ; dénicher la date de Noël ou de Pâques  parmi ces mois, ou retrouver une fête alors que les jours sont dédiés à "l'asperge", au "ver à soie" ou au "plantoir".


Finalement, même si la concordance mathématique n'est pas absolue, nous devons au moine Dionysius Exiguus d'être en 2009 après la naissance de Jésus Christ (et non en 2762 de l'a Fondation de Rome, ou pire, en 217 de "l'An de la République").

Ce n'est déjà pas mal, comme symbolique.


Bonne et sainte année 2009.

Publié dans Vie quotidienne

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