Cueillette hivernale

Publié le par Albocicade

 

 

 

Alors qu'à Jérusalem la récolte des olives est terminée depuis quelques semaines, je ne voyais rien se profiler pour moi.

Il y avait bien cet olivier, juste à côté de mon poste de travail, mais je le voyais bien lent à noircir les quelques fruits, malingres et ridés, qu'il portait.

Je ne lui en veux d'ailleurs pas : tout au long de l'année écoulée il a été - bien involontairement - un sujet de réjouissance. A cause du jeu de mot (en grec ancien) entre Elaion (έλαιον) l'huile d'olive et Eléos (έλεος) la compassion, la miséricorde.

Avec en arrière plan l'histoire du "bon samaritain", qui soigne les plaies de la victime d'agression avec de l'huile... et beaucoup de miséricorde.

 

Ceci dit, à force d'attendre, ses olives ont fini par prendre une bonne teinte entre le violet et le noir. Et comme il n'est là qu'en décoration, je me suis fait un devoir de récolter... deux poignées. C'est peu, mais c'est à peu près tout ce qu'il avait à offrir.

Un petit bocal.

Et ce soir, en traversant une petite ville, je passe devant un autre de ces oliviers "décoratifs", qui ne sont jamais récoltés (et dont, par conséquent les fruits se perdent) : il m'a sans protester offert un bon kilo de ses fruits, qui sont maintenant en bocal... on les ouvrira au printemps.

 

Au fait, ça n'a rien à voir, mais j'avais évoqué, à Pâques, ce prêtre libanais, le P. Nicodème qui nous avait surpris en disant en arabe quelques prières de la liturgie.

Voici qu'il vient d'ouvrir un blog dans lequel il met en ligne les articles du "Journal Orthodoxe" qui fut publié il y a maintenant 20 ans par un comité d'orthodoxes de diverses nationalités. Bienvenue à lui !

Publié dans Vie quotidienne

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