Samedi 23 février 2008

 
La grande tradition de l'Eglise orthodoxe, en matière de langue, c'est d'utiliser la langue parlée localement.
Aussi, nombreux sont les missionnaires qui - comme Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves, Nicolas Kasatkin, apôtre du Japon, ou encore Innocent de Moscou, apôtre des Aléoutes - ont traduit dans les langues de leurs pays de mission les textes bibliques et liturgiques, et ont donné à leurs habitants la parole de Dieu et la prière dans leur langue : tout le support de la foi.
 
Cependant, il faut bien le constater, si les peuples nouvellement évangélisés disposent de traductions modernes, pour d'autre, les traductions se font vieillottes.
Les aléas de l'histoire n'y sont pas pour rien.
 
Cependant, les choses évoluent : ainsi, tandis qu'une traduction de la liturgie en russe (et qui pourrait remplacer le slavon) vient de voir le jour en Russie, un colloque international sur "les orthodoxes et les traductions de la Bible" s'est tenu à Paris.
 
Espérons que le Béotien qui vient d'être élu primat de l'Eglise de Grèce osera, lui aussi, faire entendre la voix du Christ à ses contemporains, dans leur langue d'aujourd'hui.
 
La photo en tête de ce billet se veut symbolique de ce travail permanent : c'est la couverture de la première édition en grec "moderne" du Nouveau Testament, réalisée par Maxime de Gallipoli en 1638 sous le patronage du patriarche de Constantinople.
Un travail toujours à refaire…
 
Par Albocicade - Publié dans : Vie quotidienne
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