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Ecologie - théologie

Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 18:00
Etat civil : Dimitrios Archontonis
Date de naissance : 29 février 1940
Lieu de naissance : Aghii Theodori sur l'île de Gokceada
Connu sous le nom de : Bartholomée
 
Acte d'accusation :
Se mêle de ce qui nous regarde tous.
 
Dans un précédent billet, je vous avais déjà parlé du "patriarche vert", Bartholomée de Constantinople. Son credo commence par "Je crois en Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre…"
Et il prend vraiment cette partie du credo (comme les autres d'ailleurs) au sérieux. Qu'il parle de sauvegarde de la planète dans les conférences organisées pour ça, c'est déjà bien.
Mais il ne se cantonne pas à cela : pour le nouvel an (ben oui, quoi, dans l'Eglise orthodoxe, l'année liturgique commence le 1er septembre) s'adressant à l' Eglise, il persiste :

"A la prolifération des incendies, aux terribles conséquences qui détruisent forêts et montagnes, véritables poumons indispensables à la vie humaine, s’ajoutent les aspects négatifs de la biotechnologie susceptible d’induire une contamination génétique, les aliments génétiquement modifiés, et ce que l’on appelle la nanotechnologie, ainsi que nombre d’interventions catastrophiques pour la création. Tout cela constitue le résultat de l’avidité des hommes irrespectueux de la création et de l’œuvre divine. Ce manque de respect engendre de multiples risques de dégénérescence et de disparition du genre humain.

 

 

Par conséquent, nous dénonçons haut et fort les violences perpétrées à l’encontre de la nature et nous vous invitons tous à reconsidérer votre rapport avec celle-ci, en acquérant une conscience écologique, ou mieux, en adoptant une attitude théologique vis à vis de la création…"

 

 

Je l'aime bien, moi, le Patriarche... Axios !
 
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 22:57

"Les frères Karamazov" !

Un incontournable de la littérature russe,

une oeuvre majeure de Dostoïevski !

 

 

 

Et quand le Starets Zosime parle de la nature, ça donne ça ...

 

 

 

Mes frères, ne craignez pas le péché, aimez l'homme même dans le péché, c'est là l'image de l'amour divin, il n'y en a pas de plus grand sur la terre. Aimez toute la création dans son ensemble et dans ses éléments, chaque feuille, chaque rayon, les animaux, les plantes. En aimant chaque chose, vous comprendrez le mystère divin dans les choses. L'ayant une fois compris, vous le connaîtrez toujours davantage, chaque jour. Et vous finirez par aimer le monde entier d'un amour universel. Aimez les animaux, car Dieu leur a donné le principe de la pensée et une joie paisible. Ne la troublez pas, ne les tourmentez pas en leur ôtant cette joie, ne vous opposez pas au plan de Dieu. Homme, ne te dresse pas au-dessus des animaux ; ils sont sans péché, tandis qu'avec ta grandeur tu souilles la terre par ton apparition, laissant après toi une trace de pourriture, c'est le sort de presque chacun de nous, hélas !

 Dostoievski

 Les frères Karamazov Livre 6

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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 08:01
Sur le site Québécois de réflexion sur l'Ecologie,
(mais aussi catholique et d'inspiration franciscaine)
"Gardiens de la Création", on trouve le projet
Pour une église écolo
Un projet à méditer, et pourquoi pas, à mettre (tant que faire se peut) en oeuvre
 1. Profiter des fêtes du calendrierPour les paroissiens, la pastorale sociale, la pastorale jeunesse, les enfants de la catéchèse, les préparations au mariage, baptême... une invitation à vivre l'église autrement !
3e semaine janvier –
Semaine de l'œcuménisme
Projet commun pour diverses églises, environnement est une préoccupation commune.
14 février - Saint Valentin
Sensibilisation face à la misère des producteurs de chocolat... vente de chocolat équitable à l’église
17 mars - Saint Patrick
Attentif à la nature, Trinité dans le trèfle,
20 mars - Équinoxe du printemps
La nature se réveille, la Création renaît, louanges, remerciements, bricolages, fleurs dans le chœur
début avril - Samedi saint
Mettre le récit de la Création en valeur, mettre notre milieu de vie (quartier, ville) en valeur dans cette histoire du peuple sauvé!
22 avril - Jour de la Terre
Prières pour la Terre, célébrations spéciales, exposition de photo, conférences, ateliers, témoignages par des gens impliqués en écologie, biologie...
5 juin - Journée de l'environnement
Visite guidée du quartier par une aînée pour découvrir son milieu de vie, célébrations spéciales, exposition de photo, conférences, ateliers, témoignages par des gens impliqués en environnement...
2e lundi octobre - Action de Grâce
Prendre conscience d'où viennent nos aliments, jeu des étiquettes, remercier le Créateur pour l'abondance des récoltes, eucharistie avec pain et vin faits au Québec (ou par un paroissien!), fête de la récolte
4 octobre –
Saint François d'Assise
Raconter l'histoire de François,
bricolage, messe avec animaux domestiques, simplicité volontaire,
début décembre - l'Avent
Ressourcement avant Noël, simplicité, amour en famille, éviter la surconsommation, suremballage, Jésus naît humblement
2. Friperie et meubles usagés
C’est extraordinaire de joindre la réutilisation des ressources, un moyen de financement et l’aide aux pauvres tout en un !
3. Vendre des produits
Moyen de financement intéressant et surtout, justice sociale pour un petit producteur du Sud. Les produits biologiques et écologiques sont très bénéfiques pour l’environnement et donne une excellente image de l’Église.
Produits équitables
Petit comptoir tenu par un bénévole avec produits Équita, Camino.
Produits biologiques
Petit comptoir pour venir chercher des fruits et légumes biologiques. S’informer auprès de l’ASC (agriculture soutenue par la communauté), donc s’offrir à Équiterre.
Produits écologiques
Grand nombre de produits qui ne sont pas dommageables, comme les essuie-tout recyclés Cascades. Et pour les produits nettoyants, c’est possible d’exécuter les recettes de Greenpeace et vendre tels quels. L’Église pourrait devenir une succursale de la Coop La Maison Verte.
4. Organiser du covoiturage pour les célébrations
Une personne par paroisse qui peut prendre en note les noms, avec la rue d’origine, puis propose des jumelages entre passagers et conducteurs. Ça fait plus communautaire, n’est-ce pas ? On peut aussi encourager les gens à marcher jusqu’à leur église… de quartier !
5. Compostage
Parfois, les citoyens ne veulent pas de bac de compost sur leur terrain. Puisque le terrain de l’église est plus grand, un bénévole pourrait s’occuper de brasser et d’arroser cette précieuse terre une fois par semaine. Il suffira d’encourager les gens du quartier à apporter leurs matières végétales au bac de compost. Un coupon peu leur donner droit à un sac de sol nutritif à chaque printemps et automne… ou on peut vendre le terreau par la suite !!!
6. Soutenir un organisme environnemental
Une campagne de financement ou une quête spéciale peut être faite pour ces groupes environnementaux dévoués.
Aussi, un groupe de rencontre et d’activités peut être formé sous le nom de Greenpeace, Développement et Paix, Environnement Jeunesse… 
7. Église avec efficacité énergétique
Depuis que Hydro-Québec a retiré son tarif préférentiel en 2006, les églises doivent trouver tous les trucs pour économiser l'électricité.Il existe déjà un document de Kairos Canada conçu pour les fabriques d’église. Un excellent outil !
8. Volière d’oiseaux dans la nef ou le transept
Une église franciscaine à Montréal a transformé le transept droit en volière d’oiseau… Il suffit d’imaginer ce que les chants d’oiseaux apportent à l’âme durant la célébration ! Ils sont évidemment nourris par un bénévole, qui assure aussi la propreté des lieux.
9. Verdir l’église, littéralement !
Les toits verts deviennent à la mode. Ils permettent une économie d’électricité en hiver, et ils permettent surtout de garder la fraîcheur en été. C’est possible pour un toit incliné jusqu’à 40°.
On peut aussi planter des plantes grimpantes, comme la vigne-vierge sur un mur de l’église.
Il est aussi possible de planter des arbres ou arbustes sur le terrain.
Le gazon nécessite beaucoup d’eau et d’entretien. Diversifier son gazon avec du trèfle, du thym, pour qu'il soit moins attaqué par des insectes et nécessite moins d'eau.
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Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 10:23
Frère François et ses frères, les animaux
Évocations
Richard Bergeron Professeur émérite Faculté de théologie Université de Montréal
extraits. Source : http://www.erudit.org/revue/theologi/ : (10/1)
"Après l’arrivée de nouveaux frères, le bienheureux François prit la route et suivit la vallée de Spolète. Comme il approchait de Bevagna, il rencontra, rassemblés par bandes entières, des oiseaux de tous genres : ramiers, corneilles et freux. Sitôt qu’il les vit, il planta là ses compagnons et courut vers les oiseaux.
Son amour était si débordant qu’il témoignait même aux créatures inférieures et privées de raison une grande affection et une grande douceur. Arrivé tout près d’eux, il constata que les oiseaux l’attendaient ; il leur adressa le salut habituel, s’émerveilla de ce qu’ils ne se fussent pas envolés comme ils font d’habitude, leur dit qu’ils devaient écouter la parole de Dieu et les pria humblement d’être attentifs.
Il leur dit, entre autres choses :
"Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre.
De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité; Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter." À ces mots, rapportent le saint lui-même et ses compagnons, les oiseaux exprimèrent à leur façon une admirable joie ; ils allongeaient le cou, déployaient les ailes, ouvraient le bec et regardaient attentivement. Lui allait et venait parmi eux, frôlant de sa tunique et leurs têtes et leurs corps. Finalement, il les bénit, traça sur eux le signe de la croix et leur permit de s’envoler. Il reprit la route avec ses compagnons et, délirant de joie, rendit grâce à Dieu qui est ainsi reconnu et vénéré de toutes ses créatures. Il n’était pas simple d’esprit, mais il avait la grâce de la simplicité. Aussi s’accusa-t-il de négligence pour n’avoir pas encore prêché aux oiseaux puisque ces animaux écoutaient avec tant de respect la parole de Dieu. Et à partir de ce jour, il ne manquait pas d’exhorter tous les oiseaux, tous les animaux, les reptiles et même les créatures insensibles, à louer et aimer le Créateur, car à l’invocation du nom du Sauveur, il faisait tous les jours l’expérience de leur docilité."
En Europe le symbolisme du corbeau ainsi que des autres corvidés est presque exclusivement négatif. À cause de sa couleur noire et de son aspect nocturne, le corbeau apparaît comme une figure de mauvais augure, lié à la crainte du malheur. Dans l’imagination populaire, il évoque l’image de l’homme avide, rapace, sans scrupule ; c’est un messager de mort7. C’est vers ces oiseaux de malheur que court le Poverello, émerveillé de ce qu’ils ne s’enfuient pas comme ils font d’habitude. C’est à eux qu’il adresse son premier sermon aux oiseaux.
Le récit rappelle les principaux thèmes qui parcourent les histoires d’animaux rencontrées dans les légendes franciscaines. D’abord il évoque la raison profonde qui motive l’attitude de François envers les oiseaux et les animaux : "son amour était si débordant qu’il témoignait même aux créatures inférieures et privées de raison une grande affection et une grande douceur". Si cet amour s’exprime ici en douceur et affection, elle prend aussi ailleurs le visage de la pitié, de la compassion, du souci, de l’admiration, du respect, de la non-violence, de la fraternité.
Cet amour admiratif pour les animaux comme pour les créatures en général s’inscrit dans la nature même des choses, que François trouve et belles et bonnes et utiles. Plus profondément il s’inscrit dans une association symbolique. Moralement, les bêtes peuvent servir de modèles de vie qui doivent inspirer les humains : il les aime pour leur valeur d’édification. Spirituellement, elles peuvent apparaître comme des figures symboliques ou des signes du mystère du Christ : François est plein de douceur envers les agneaux parce qu’ils représentent l’Agneau de Dieu ; son amour devient compassion prévenante envers le ver de terre qui lui rappelle le Crucifié qui n’est plus un homme mais un ver. Plus profondément au niveau religieux, son amour des bêtes et des choses inanimées jaillit d’un regard encore plus pénétrant : les bêtes et les choses sont des créatures de Dieu. À l’instar de la Bible, François s’intéresse moins à la nature des choses, moins à ce que les êtres sont en eux-mêmes, qu’à leur origine en Dieu. Il considère la réalité non comme nature, mais comme créature. En tant que créé, le monde est entièrement dépendant de Dieu qui, comme créateur, y a laissé ses traces : vestigia Dei. Dans le liber naturae, François voit de magnifiques reflets du Dieu très Saint qui habite son cœur. Chaque créature, bête ou objet inanimé, proclament la gloire, la beauté et l’amour de Dieu.
C’est vraiment son Dieu qu’il aime, admire et glorifie en elles. Son Can­tique du Soleil en est la meilleure illustration. Il aura fallu que son cœur ait été purifié par l’ascèse et l’épreuve pour pouvoir chanter dans un détachement inconditionnel ce chant mystique.
Dans son sermon aux oiseaux, François qualifie ses auditeurs de "créatures de Dieu". Il les voit dans leur origine ; il les voit en Dieu, jaillissant perpétuellement de son sein. Ils font partie de l’immense famille de Dieu, comme d’ailleurs les humains et l’ensemble de l’univers cosmique. S’il n’y a qu’une seule famille, tous les êtres ont entre eux des liens fraternels. Aussi François appelle-t-il les oiseaux : "mes frères les oiseaux". Le beau titre de frère et de sœur sera accolé à toutes les bêtes, à toutes les réalités créées, et principalement aux autres humains. La fraternité est le lien qui relie les êtres et les maintient dans l’unité et l’harmonie. En dernière analyse, François aime les bêtes d’un amour érotique qui s’épanouit en dilection mystique. François aime les animaux et les fleurs pour leur bonté et leur beauté propres, mais il les aime au nom de son amour pour le Christ dont ils sont le symbole et au nom du Créateur dont ils sont des épiphanies glorieuses. Sa motivation n’est ni romantique, ni esthétique, ni écologiste, elle est purement mystique.
C’est un frère aimant, frère universel et planétaire, qui "plante ses compagnons sur la route et court vers les oiseaux". Que dis-je, un frère ? Plus qu’un frère, un homme de Paix. Celano affirme que François "adresse aux oiseaux son salut habituel". Quel est ce salut ? "Que le Seigneur vous donne la paix !" Celano déclare ailleurs que François "ouvrait chacun de ses sermons par un souhait de paix avant de transmettre à l’assistance la Parole de Dieu. Cette paix il la souhaitait toujours et avec conviction aux hommes et aux femmes, à tous ceux qu’il rencontrait ou croisait sur sa route" (Vita prima, 23). C’est ce qu’il fait avec les oiseaux. François vient vers eux non comme un chasseur, un maître, un exploiteur, un ornithologue, un amant de la nature, mais comme un homme de paix, tellement pacifié intérieurement qu’il peut faire communier les autres, même les oiseaux et tous les animaux, à sa paix qui n’est autre que celle du Seigneur.
 
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 16:57

La Cigale

 

 Mes frères, écoutez notre soeur, la cigale...
Elle est petite, elle est familière et frugale,
Et, sans aucun désir vain de se faire voir,
Tout le jour, accrochée au creux d’un arbre noir,
Elle chante... Mais peut-on dire qu’elle chante ?
Dans les nuits de printemps, le rossignol enchante
Les roseaux, les sentiers et les bêtes des bois.
Et les autres oiseaux, s’ils n’ont point tant de voix,
Du moins font-ils entendre un chant dont l’harmonie
Annonce à notre coeur la musique infinie...
Mais la cigale ne sait rien que répéter
Deux notes, ne sait rien, mes frères, que frotter
L’une à l’autre les deux membranes de ses ailes.
Or, tandis que le ciel sur les blondes touselles
Luit et que le soleil tient les champs accablés,
Elle seule, au-dessus des fauves champs de blés,
Alors que tout se tait, les choses et les êtres,
Les pins, les oliviers, les routes, les fenêtres,
Lorsque rien n’a plus la force d’un mouvement,
Elle seule, humblement, infatigablement,
Elle fait retentir l’air, le ciel et la pierre,
Et l’on dirait qu’elle est le bruit de la lumière ;
Sachant le peu qu’elle sait faire et le faisant,
Elle seule, perçant l’azur d’un tel accent
Que sa prière arrive à Dieu par-dessus toutes,
Voix des sillons qui va jusqu’aux célestes voûtes
File seule, le long du jour égal et bleu,
Elle dit : « Louez Dieu !
Louez Dieu !
Louez Dieu ! »

Émile Ripert

 

 

Extrait de "Le Poème d’Assise",
Éditions Spes.

Nota : les "touselles", c'est un blé "non barbu". En effet, à l'instar de l'orge, il existe des blés "barbus". L e blé classique a des grains lisses, c'est ce que l'on appelai une "touselle" en provence

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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 22:06

"Dieu créa le premier jardin, ce fut Caïn qui fit la première ville"

Que faut-il entendre par cette formule lapidaire, qui reprend des données de la Genèse (Gen 2.8 ; Gen 4.17) ? Que la ville, invention du premier meurtrier répertorié ne peut être qu'un lieu de déshumanisation, contrairement à la campagne ? Ce serait aller un peu vite en besogne, et oublier que c'est dans le "Jardin d'Eden" qu'Adam accompagna Eve dans sa défiance à l'encontre de Dieu. Ce serait négliger que c'est précisément "aux champs" (Gen 4.8, dans le texte de la Septante) que Caïn tua son frère.

Alors ? Certes, les chiffres de la criminalité et de la délinquance sont éloquents, mais ils ne sont que le reflet de la concentration humaine. Certes, on peut mourir de solitude dans l'anonymat des grandes villes ; mais subir l'ostracisme dans un village de campagne n'est pas non plus une partie de plaisir.

J'ai rencontré des personnes que la perspective de vivre en ville rendait malades, d'autres qui ne supportaient pas l'idée de rester plus de quelques jours à la campagne...

Pour ma part, j'ai connu les deux : né en ville, j'ai grandi à la campagne, avant d'aller habiter et travailler à Paris, puis en banlieue HLM, pour finalement revenir à la campagne...

Je ne doute pas que l'on puisse aimer ceci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, personnellement, je préfère mille fois mieux cela :

 

 

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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 12:58

Avec ses air de pope angora, Bartholoméos 1er, patriarche de Constantinople ne limite pas le champs de ses préoccupations à la  "spiritualité".

Certes, homme de prière, il est aussi un "fidèle dispensateur de la Parole de vérité".

Et cette "parole de vérité" concerne l'humain dans sa globalité, et par conséquent autant la relation de l'humain à Dieu que le monde dans lequel nous vivons et la manière que nous avons d'y vivre.

Aussi, ce n'est pas un hasard s'il faisait partie des intervenants de la conférence "Citoyens de la terre", organisée par l'Elysée en Février 2007.

(Photo et discours du patriarche http://www.citoyensdelaterre.fr/conference/?-Programme-)

En effet, depuis des années, l'Eglise orthodoxe, sous l'impulsion du patriarcat de Constantinople a consacré le 1er Septembre (premier jour de l'année liturgique) à la protection de la Nature. En complément de l'office de St Syméon le Stylite (un ascète chrétien, dont la présence en début d'année nous rappelle que la vie chrétienne est une synergie de la grâce divine et de notre fidélité ), l'Eglise célèbre donc un "Office pour la Sauvegarde de la Création".

C'est aussi dans cet esprit que le Patriarcat œcuménique, une des institutions spirituelles les plus anciennes au monde, lance depuis plus de dix ans des initiatives dans le domaine de la protection de l'environnement, en vue de réconcilier les observations de la science et la sagesse de la religion. Il a ainsi organisé six symposia sur le thème de l'eau. Ces conférences flottantes ont constitué des espaces de rencontre et d'impulsion commune pour les écologistes, les économistes, les décideurs politiques, les journalistes, les représentants religieux et les citoyens ordinaires. À ce jour, ont été organisé des symposia sur la mer Égée, la mer Noire, le Danube, la mer Adriatique, la Baltique et l'Amazone.

C'était, en naviguant sur ces eaux écologiquement sensibles, un moyen de témoigner d'une vérité simple : en tant qu'êtres humains, nous nous trouvons tous sur le même navire.

Quelques extraits de l'Office pour la Sauvegarde de la Création

Merveille étonnante que l'oeuvre magnifique de la Sagesse de Dieu, le monde sensible exposant la gloire du souverain Créateur de la terre et du ciel, dont la parole maintient le visible et l'invisible univers!  Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur, telle est l'exclamation des croyants qui te glorifient, toi l'Éternel.

Gardons pure, comme il se doit, et non souillée la nature de l'air, de la terre, de l'eau; et les premiers  nous-mêmes en tout notre être purifions-nous.

Considérez comme le plus grand de tous les trésors, vous les hommes, la santé de l'âme et du corps: ne maltraitez pas la nature et ses lois.

Vois la pollution qui s'introduit massivement, ô mon âme, rejette-la et du péché lave-toi, de peur qu'il ne t'advienne pire encore.

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