Quantcast
Samedi 5 janvier 2013 6 05 /01 /Jan /2013 14:43

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2012-10/2012-10-04/article_legion.jpg

Globalement, je me sens assez peu concerné par le monde militaire.

De fait, lorsque la Nation m'intima l'ordre de loger, vêtu en treillis, dans une caserne durant douze mois, j'obtins (sans difficulté d'ailleurs) d'échanger cette année de troufion contre deux ans pleins comme bénévole dans une structure d'action sociale.

 

Et pour tout dire, mes références principales concernant les soldats se trouvent dans l'Evangile.

D'une part, il y a St Longin, cet officier qui, voyant "comment" Jésus était mort s'exclama "véritablement, cet homme était fils de Dieu" (Mt 28.54, Mc 16.39, Lc 23.47)

J'en ai conclu que les militaires n'étaient pas forcément que des brutes épaisses.

 

Ensuite, cet épisode où des militaires se présentent à Jean le Baptiseur, lui demandant ce qu'ils doivent faire. Jean leur répondit: Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. (Lc 3.14)

Voila donc posé un principe d'existence.

 

Et c'est là que le bât blesse.

Je ne sais pas si les militaires français se comportent correctement, mais j'ai appris une chose : il leur est de plus en plus problématique de "se contenter de leur solde"… dans la mesure où pour plusieurs milliers d'entre eux, et depuis des mois pour certains, ils ne la perçoivent pas.

 

Alors même si la Grande Muette n'a pour moi aucune vertu évocatrice, si je m'interroge parfois sur le bien fondé de nos troupes envoyées ici ou là ;  il n'en demeure pas moins que sous l'uniforme il y a des gens, des familles et que le minimum, lorsqu'on emploie du monde, c'est de verser le salaire dû en temps et en heure.

 

On trouvera plus d'infos dans ce petit article de journal sur le sujet.

 

Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 1 janvier 2013 2 01 /01 /Jan /2013 14:18

http://votreargent.lexpress.fr/medias/31/15947_2013.jpg

Premier janvier… jour unique

(enfin, aussi unique que les autres jours, en fait)

Le jour où, par une sorte de nécessité vitale, il faut – du moins, pour certains – avoir mal aux cheveux, et des roulements de tambour sourds à l'intérieur du crâne.

Jour aussi des bilans sur l'année passée, des bonnes résolutions, des engagements définitifs, des décisions de changer… (et si l'on tient compte que nombre de ceux qui prennent ce type de résolutions sont dans l'état indiqué plus haut, nulle surprise à avoir si elles ne sont généralement pas tenues).

Pourtant l'idée d'un bilan, même rapide, même décevant n'est pas mauvaise en soi.

Encore faut-il savoir quoi en faire.

 

Alors, permettez-moi une petite anecdote en provenance des déserts d'Egypte, il y a bien longtemps.

 

Un moine dit un jour à l'abbé Poemen :

"Si je donne à l'un de me frères un peu de pain ou quelque autre chose, le démon gâche tout , et il me semble que j'ai agit seulement en vue d'une reconnaissance humaine."

L'ancien lui répondit :

"Même si ta bonne action n'avait été faite que dans ce but, il faut cependant donner aux frères qui sont dans le besoin".

Et il lui raconta l'histoire suivante :

"Il y avait, dans un village, deux paysans. L'un, ayant ensemencé son champ, ne recueillit qu'une récolte pauvre et misérable. L'autre oublia carrément de semer, et ne récolta rien du tout. Lequel des deux survivra en cas de famine ?"

Le frère répondit :

"Le premier, malgré l'indigence de sa récolte."

L'ancien reprit :

"Nous aussi, semons – bien que nos semailles soient pauvres et misérables – afin de ne pas mourir de faim".

 

Bonne Année 2013

 

(L'anecdote est adaptée du n° 76 dans "La sagesse du désert", un recueil d'apophtegmes réalisé par Thomas Merton)

Publié dans : Cigale patristique - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 28 décembre 2012 5 28 /12 /Déc /2012 14:46

CIMG0827

Durant quelques semaines, la porte de notre logis s'est vue ornée d'une modeste couronne de l'Avent.  Simple élément décoratif, ou discret message ?

Et voici que Noël est arrivé. Comme notre demeure est aussi pourvue de fenêtres, nous avons été sollicités – de même que nos voisins – pour y placer à la nuit tombée quelques lumignons afin de donner un petit air festif au quartier.

Un air festif, soit ! Pour quelle fête, déjà ? Ah oui, Noël.

Alors, puique deux de mes fenêtres donnant sur la rue sont particulièrement petites (l'une est même un véritable "calustrou") et presque un niveau du sol (vues de l'extérieur), je les ai transformé en "lieux de vue".

Dans l'encadrement de la première, l'icône de la Nativité ; dans la seconde, une mini-crèche de type "péruvien". Dans les deux cas, accessoires indispensables, un éclairage approprié et un rideau en arrière plan qui évite aux regards des badauds de se faire trop intrusifs.

Et puis, posé à côté de la mini-crèche, un message délicatement calligraphié (mon imprimante écrit remarquablement bien) inspiré de l'incise du sermon de Noël de St Grégoire : "Χριστὸς γεννᾶται, δοξάσατε !" (Discours 38)

 Je dis "inspiré" car si St Grégoire en cette phrase lapidaire saisit ses auditeurs de la petite église de l'Anastasis, à Constantinople, pour les sortir d'eux même et les tourner vers Dieu, mon contexte est tout différent. Ne risquerai-je pas de susciter incompréhension, mépris ou rejet en traduisant directement "Christ naît : glorifiez !"

A quoi bon ?

Mieux vaut sans doute prendre le passant noctambule, le chaland désoeuvré, dans sa réalité, et le mener un tout petit peu plus loin.

Et comme c'est le temps des "fêtes", simplement lui rappeler le "pourquoi" de ces fêtes.

Alors, sur mon papier j'ai inscrit :

"Christ naît, réjouissez-vous !"

 

CIMG0828

 


Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 24 décembre 2012 1 24 /12 /Déc /2012 14:07

 

http://www.atelier-st-andre.net/fr/images/oeuvres_icones/nativite-novgorod.jpg

Chacun connaît les Crèches de Noël représentant l'étable dans laquelle Joseph et Marie trouvent refuge, et - entourant le Nouveau-Né couché dans une mangeoire - le bœuf et l'âne, hôtes habituels du lieu qui réchauffent de leur haleine l'Enfant. Et pas seulement dans les "Crèches", mais encore sur les icônes de la Nativité.

Et bien sûr, dans le célèbre et traditionnel cantique de Noël.

Pourtant, l'Evangile qui mentionne bergers et mangeoire ne parle pas du bœuf et de l'âne.

 

Sans doute ces derniers doivent-ils leur présence traditionnelle aux allusions de deux prophètes. D'une part Habacuc annonçant la manifestation de Dieu au monde écrit : "J'ai considéré tes œuvres, et je me suis extasié. Tu te manifesteras entre deux animaux; quand les années seront proches, on te connaîtra; quand les temps seront venus, tu apparaîtras", tandis qu'Esaïe précise : "Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître"

 

Voila pour "le bœuf et l'âne gris"…

 

Toutefois, St Cyrille de Jérusalem fait une autre lecture du texte d'Habacuc. Là où nous lisons "entre deux animaux" (ἐν μέσω δύο ζώων), il lit "ἐν μέσω δύο ζωῶν" : "entre deux vies".

On aura noté que la différence est subtile, puisqu'elle porte uniquement sur une question d'accentuation dans le texte grec.

Aussi, citons ce passage (Cat. Bapt. 12.20) où, après avoir déterminé l'époque à laquelle devait naître le Messie en se basant sur le texte de l'Ancien Testament, il en vient à étudier le lieu prédit.

 

Poursuivons : voilà l'époque déterminée ; il faut maintenant chercher et fixer le lieu où le fait doit s'accomplir.

C'est le Prophète Michée qui va nous le découvrir. Et toi, Bethléem, maison d'Ephrata, tu n'es pas la moindre des mille maisons de Juda : c'est de toi que me sortira un chef pour régner sur Israël, et ses apparitions datent du commencement des jours de l'éternité.

Comme vous habitez Jérusalem et que vous en connaissez les environs, ouvrez le 131e Psaume, et vous y lirez : Voilà que nous l'avons entendue à Ephrata, et que nous l'avons trouvée dans les champs de la forêt. Or, il y a très-peu d'années que ce pays était encore boisé.

Vous avez aussi entendu le Prophète Habacuc dire au Seigneur : Lorsque les années s'approcheront, tu seras reconnu ; lorsque le temps sera venu, tu te montreras.

Prophète, à quoi, dites-nous, sera-t-il reconnu ? Tu seras connu entre deux vies, répond-il positivement s'adressant au Seigneur, parce qu'en venant dans la chair tu vivras et tu mourras, et qu'en ressuscitant, tu vivras éternellement.

 

Autrement dit, Noël n'est pas dissociable de Pâques…

Alors,

Bonne et sainte fête de la Nativité du Sauveur !

 

Notes :

1. Références bibliques de la première partie : Habacuc 3.2, dans la traduction grecque de la Septante qui, rappelons-le, est antérieure à la naissance du Christ ;  Esaïe 1.3

2. Références des textes cités par St Cyrille de Jérusalem dans ce passage : Michée 5.2 ; Psaumes 131.6 ; Habacuc 3.2

 


Publié dans : Cigale patristique - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 14:31

http://a403.idata.over-blog.com/499x317/0/37/02/18/gaston04_21x29_150dpi.jpg

A force d'accompagner la jeune Cigale aux répétitions de la fanfare, j'ai fini par me faire remarquer… pour mon inaction.

Au point que certains me pressèrent de me joindre à eux.

L'idée était tentante, mais la question de l'instrument se posait.  En effet, la flûte, instrument des pâtres, ou la guimbarde (seuls objets dont je parvienne à tirer quelques sons vaguement harmonieux) ont incontestablement du mal à trouver leurs places au milieu des cuivres.

Qu'à cela ne tienne ! L'un proposa de me prêter un saxophone, l'autre un soubassophone. Le premier n'étant pas immédiatement disponible, j'acceptais de m'essayer au second dont le doigté est identique à celui de la trompette.

Le doigté seulement, car pour ce qui est de l'encombrement et du poids…

Je n'eus d'ailleurs guère le temps de m'y habituer : un bref voyage plus au sud me vit revenir muni d'un superbe descendant de saqueboute, cadeau improbable de Dame Ma Sœur qui, l'ayant trouvé attrayant en avait fait l'acquisition sur une brocante sans toutefois envisager de souffler dedans (et pour un prix qu'elle refusa catégoriquement de me communiquer).

Un Boosey and Hawkes "Imperial" (n° de série 458500, ça c'est dans l'hypothèse où quelqu'un pourrait m'indiquer de quelle année il est), exactement le même que celui exposé dans le Musée d'Edimbourg

http://www.music.ed.ac.uk/euchmi/uei/ueid021_s.jpg

 

Le choix étant donc fait, restait encore à apprendre à en jouer.

Etudier les positions de la coulisse, déchiffrer les partitions (déjà en clé de sol, ce n'est pas de la tarte, mais le trombone, c'est de la clef de fa)… et se lancer.

A ce propos, je dois dire tout le bien que je pense de MuseScore, un petit logiciel (gratuit, ce qui ne gâche rien) qui permet de copier les partitions (ou d'en écrire si on a ces qualités) et de les écouter directement : ça me permet de savoir à peu près ce que je dois sortir comme son.

 

Du coup, lors des répétitions, je viens avec mon instrument, quitte à adopter la plupart du temps une position de cantonnier au bord du chemin : délicatement appuyé sur mon instrument comme ce dernier l'est sur le manche de sa pelle.

 

De toutes façons, il faut bien se détendre de temps à autres…

http://lagaffemegate.free.fr/touche/decors/dec553.jpg


Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 14 décembre 2012 5 14 /12 /Déc /2012 11:41

Calendrier 2013

 

Une fois encore, le calendrier orthodoxe pour l'an qui vient est en ligne, avec cette année comme thème de fond

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même".

 

Sur Archive et sur Scribd

Rappelons que le calendrier "nouveau style" est en usage  dans les patriarcats de Constantinople, d'Alexandrie et d'Antioche ainsi que dans les Églises orthodoxes de Grèce, Chypre, Roumanie, Pologne, Bulgarie.

Ce calendrier est élaboré en conformité avec le "Calendrier Liturgique" publié par la Fraternité Orthodoxe en Europe Occidentale qui est approuvé par l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France.


Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 10 décembre 2012 1 10 /12 /Déc /2012 14:20

http://blog.pucp.edu.pe/fernandotuesta/files/u5/Libro.jpg

 

Quelques nouveautés mises en ligne.

 

Tout d'abord, Les catéchèses baptismales et mystagogiques de St Cyrille de Jérusalem, traduction française annotée de Jean Grancolas, avec index alphabétique, 1715. (La traduction est parfois meilleure que celle – plus récente – que j'ai précédemment mis en ligne)

Sur Archive

 

Ensuite, un petit travail de compilations : Chrétiens face au paganisme : Trois écrits "du" Pseudo-Justin

Le Discours aux Grecs ; L'Exhortation aux Grecs et Le traité "de la Monarchie"

Traduction de M. de Genoude, 1837

Sur Archive et sur Scribd

 

Un classique, mais pas dénué d'intérêt pour autant : Vincent de Lérins et le commonitorium.

Présentation de Vincent de Lérins, traduction française des deux commonitorium, par F. Brunetière et P. de Labriolle, 1906

Sur Archive et sur Scribd

 

Pour les accrocs du grec, Les constitutions apostoliques (IVe siècle)

Texte grec, édition de G. Ultzen, 1853

Sur Archive et sur Scribd

 

Petit rappel pour un texte signalé dans le cours d'un billet récent : The "Laments of the Virgin" and the "Martyrdom of Pilate", english translation of the arabic text by A. Minanga, in Woodbrooke Studies n° 2, 1928

Sur Archive

 

Et bien sûr, le petit conte "La brimade" : sur Scribd.

 

D'autre part, il y a quelque temps, j'avais signalé le dictionnaire grec-anglais "Liddel-Scott-Jones" et quelques autres bricoles (dont la PG de Migne) à dénicher sur internet et longtemps avant, l'anthologie de la poésie hymnographique chrétienne en grec, par Christ-Paranikas. Il ne manquait (presque) que le  "Patristic greek lexicon" de Lampe (édition de 1961). Ce n'est pas moi qui l'ai mis en ligne, mais je pense qu'il pourra rendre services à quelques uns

C'est certes un gros document (170 Mo), mais un outil incontournable. Il est donc accessible sur Scribd, ici.


Publié dans : Cigale bibliothécaire - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 6 décembre 2012 4 06 /12 /Déc /2012 14:23

violence et silence

Tout dernièrement, je tombe - sur facebook - sur une photo que je connais.

Violence et silence imposé.

Bien sûr, il faut en parler et c'est justement le but de la "Journée contre les violences faites aux femmes" chaque 25 novembre. Mais en parler, c'est une chose, encore faut-il que ces paroles ouvrent sur des possibilités de solution.

Que faire après les coups, partir ? Mais pour aller où ? Car le mari, le copain, le conjoint connait les amis, la famille... Aller à l'hôtel ? On tient une semaine ou deux, mais après... Après, il y a la solitude, la déprime, l'argent qui fond trop vite, le doute... La fuite n'est pas un projet durable, et là, il faut du durable.

Alors que faire ?

Qu'il soit permis à un ancien travailleur social de donner une piste.

Plutôt que de s'enfuir éperdue dans la nature avec les mômes sous les bras, il est possible de contacter un CHRS (il y en a beaucoup en France) et de faire une demande d'accueil en urgence avec les enfants en expliquant la situation. Si les risques sont très élevés (ou perçus comme tels) il est éventuellement possible de faire une demande d'éloignement (une femme de la région toulousaine peut tout à fait être hébergée en région parisienne). En CHRS, il y a une équipe pour aider à "passer le cap" du départ, et à préparer un nouveau projet de vie. Ce n'est pas un idéal, mais une solution de transition réellement adaptée pour se prendre en main, se prendre en charge, parce qu'une vie à faire repartir, ça reste un défi, puis un long chemin.

 Et comme il ne suffit pas de savoir que des Centres d'Accueil (CHRS) existent, je vous renvoie vers un site qui recense toutes les adresses.
Les Structures spécialisées dans l'accueil de femmes victimes de violence sont indiquées par ce logo.

http://www.sosfemmes.com/ressources/images/logo_violence.png

  

Et pour finir, le texte qui accompagnait la photo, sur FB (Merci à Daniel)

- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui... Ce n'était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial. Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessées. Je sais qu'il est...... désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites parce qu'il m'a envoyé... des ... fleurs aujourd'hui...
- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Ce n'était pas notre anniversaire ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m'a poussé contre un mur et a commencé à m'étrangler. Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c'était réel. - Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri. Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Et ce n'était pas la fête des mères ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m'a de nouveau battu, c'était beaucoup plus violent que les autres fois. Si je le quitte, que deviendrais-je ? Comment prendre soin de mes enfants ? Et les problèmes financiers? J'ai peur de lui mais je suis effrayée de partir. Mais je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Aujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le jour de mes funérailles. Hier dans la nuit, il m'a finalement tué. Il m'a battu à mort. Si seulement j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui"


Publié dans : Cigale sociale - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 2 décembre 2012 7 02 /12 /Déc /2012 14:34

http://ffe-ps.org/wp-content/uploads/2011/05/1600_assemblee_nationale_francaise_9.jpg

Je me suis, jusqu'à présent, scrupuleusement abstenu d'aborder un certain sujet sociétal qui fait plus de houle que de débat : le projet de réforme du mariage en France.

Je m'en suis tenu à l'écart non par désintérêt, mais pour éviter d'ajouter du brouhaha au vacarme.

Ce qui ne m'a, par contre, pas empêché de tenter de m'informer, en attendant qu'un véritable débat puisse avoir lieu.

J'ai donc lu avec intérêt la réflexion du grand rabbin Gilles Berhneim, ainsi que l'étude du P. Marc-Antoine. Deux petits pavés, sans doute, mais je sais depuis longtemps que si pour chaque question complexe, il existe une réponse simple, cette réponse est fausse.


Et puis le débat tant attendu est arrivé.

Enfin, des hommes et des femmes de bonne volonté, des personnes à l'esprit ouvert allaient échanger, s'écouter, partager pour tenter de se comprendre, de se mériter… de mettre en commun leurs expériences, la richesse de leurs traditions, de leurs réflexions pour tenter de donner à cette question sur les évolutions de notre société un cadre juridique approprié.

C'est donc le jeudi 29 novembre que, dans les murs de l'Assemblée Nationale, dans le cadre de la Commission des lois que le débat…. non, excusez-moi… pas le "débat". Il n'y a pas eu de "débat".

Juste une dizaine de minute accordées à chaque représentant(e) invité(e), pour exposer son point de vue.

Puis une salve républicaine, le sabre contre le goupillon. Puisque les religions ne sont que des "lobbies", qui lorsqu'elles ont voulu s'occuper de questions de société ont "toujours eu tort".

D'écoute ? point. De débat ? nenni.

On peut certes se contenter de lire un compte rendu de cette non-rencontre (par exemple ici), mais sans doute vaut-il la peine de prendre les deux heures que la Nation a daigné consacrer à ce débat pour le voir et l'écouter.

On trouve la vidéo sur le site de l'assemblée nationale (29 novembre 2012 : Ouverture du mariage aux couples de même sexe : l'approche des responsables de culte en France).

A noter qu'il est possible de la télécharger (un peu plus de 300 Mo) pour prendre le temps de la réécouter tranquillement.

 

A titre indicatif, on peut aussi le visionner sur Youtube.

 

 

Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 14:13

anges préparateurs

C'est en cherchant tout autre chose que je tombe sur cette carte, au fond d'une boite.

Ce n'est pas du tout ce dont j'ai besoin, mais d'un autre côté, depuis que j'ai lu – il y quelques années déjà – les "Chroniques Angéliques" de V. Volkoff, je sais que les anges peuvent avoir des personnalités… très affirmées.

Alors, pourquoi pas…

 

La brimade

Conte de Noël ou de juste avant

par

Albocicade

 

"Sérieux ! Je te dis qu'il abuse ! Il abuse, il abuse, il abuse…

Nous faire venir dans ce bled pourri ! Et pour quoi faire ? Rafistoler une étable ! C'est pas mon boulot, ça. Toi, je sais pas, mais moi normalement je chante. Vingt sept mille huit cent trente sixième rang ! Oui, mon ami, dans les rangs de devant. C'est ça ma mission : chanter la gloire de Dieu. Et l'autre qui m'envoie ici. Il se prend pour l'Archistratège Michel, ou quoi ? Et en plus, comment il a amené ça… Grand sourire et tout !

Et que je t'ai à la bonne, et que c'est une mission particulière, et que c'est du Top Secret…

Et moi, bonne poire, je l'ai écouté, je me suis laissé embobiner, oui !

Je sais vraiment pas ce que j'ai bien pu faire pour qu'il me saque comme ça !

Et le coup de grâce, écoute bien ! Il m'a dit que ça s'appelait "La Boulangerie", ou quelque chose comme ça, là où il m'envoyait. Non mais, tu le crois, ça ? Tu trouves que ça sent le croissant chaud, ici ? La bouse, oui !

Et ça te fait sourire, toi ?"

 

De fait, son compagnon, tout en calfeutrant avec soin les interstices par où un vent frisquet s'engouffrait, le regardait avec un petit sourire en coin.

 

- Tu vois, la paille que tu répands sur cette bouse nauséeuse, elle vient des campagnes d'alentour. Si tu avais jeté un œil aux paysages en descendant, tu aurais remarqué les chaumes, dans les champs. Et même, rien qu'avec les couleurs, je peux te dire ce que les gens d'ici cultivent. Par exemple, cette poignée de paille jaune pâle que tu tiens, là, c'est de l'orge. Celle-ci, d'un jaune nettement plus brillant, c'est du blé. Quant à celle-là, un peu verdâtre : paille de seigle. Tout ça, ce sont des céréales que les humains d'ici cultivent, pour faire du pain. C'est pour cela que le village à côté s'appelle la "Maison du Pain" (tu n'en étais pas loin, avec ta "Boulangerie"). Dans leur langue, ils disent "Béïtlérhèm".

 

- Parce que tu parles les langues étrangères, toi ?

Non mais, je rêve ! Ils ont pris un chantre et un interprète pour aller patauger dans la bouse !

Et je ne comprends même pas comment on peut faire de la bouse ! Un truc qui pue, qui colle aux pieds et qui ne sert à rien… C'est bien des êtres inférieurs ! Tu te vois, toi, en train de faire de la bouse ? Et c'est à nous de faire l'entretien de la bauge de ces animaux…

 

- Tiens, c'est curieux, et je sens que ça ne va pas te plaire… mais tu sais comment les humains d'ici disent "animaux" ? Ils disent "rhaïot". Hé bien figure-toi qu'un des leurs, un "prophète" comme ils disent, a eu la faveur insigne, le privilège rarissime de voir les Hiérarchies Elevées, de celles qui sont juste sous le trône de la Majesté Divine, celles qui voient de tous côtés et qui filent tels la foudre et le vent. Il les a vues, cet humain, et tu sais comment il les a appelées ? Des "rhaïot". Elles, les Hiérarchies Elevées, de celles que nous n'apercevons que de loin, il les a appelées des "animaux". Et le pire, c'est qu'il n'a pas tout à fait tort… je veux dire… que ce soient les Hiérarchies Elevées, ou nous, ou même les humains, ou encore les vaches-qui-font-de-la-bouse, finalement, tous nous recevons l'existence de la Majesté Divine. C'est pour ça que nous sommes tous des "vivants"… parce que "rhaïot", ça veut aussi dire "vivants", dans cette langue…

 

-T'es bizarre, toi, comme ange… Tu es en train de me dire que c'est normal que nous pataugions dans la bouse…

 

- Tu sais, jusqu'à présent, aucune des missions qui m'a été confiée n'a été dénuée de sens. Même si, parfois, il m'a fallu du temps pour comprendre.

Alors, si aujourd'hui j'ai été envoyé ici – avec toi – pour retaper cette étable, ce n'est certainement pas une brimade. Tu sais, ici bas, dans ce monde d'humains, c'est vrai que la volonté divine n'est pas toujours accomplie, mais chez nous, c'est tout différent.

Et d'ailleurs, en parlant de bouse, cette bouse que tu détestes tant, sais-tu que si elle est répandue dans les champs, elle nourrira le blé, l'orge ou le seigle dont les humains font du pain… Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être.

Alors, plutôt que de te lamenter sur ton sort en croyant que la mission qui t'a été confiée n'est pas digne de toi, fais confiance au Chef de Rang qui nous a envoyé. Peut-être que, pour la Majesté Divine, il est important que les animaux de cette étable – des vivants, comme nous – dorment confortablement installés la prochaine fois que leurs bergers les ramèneront là…

 

Un silence s'installa, durant lequel les deux anges achevèrent leur travail.

Le premier s'appliquait maintenant à disposer la paille avec soin.

Pourtant, même si sa colère était tombée, même si, d'une certaine manière, il se prenait à aimer cette étable et sa paille, et même les vaches et leurs bouses ; au fond, tout au fond de lui restait une sorte de tristesse.

Et au moment de quitter cet endroit, juste avant de reprendre la montée, il se tourna encore vers son collègue.

 

- Tu vois, tu as sans doute raison… Mais j'aimerais tellement faire quelque chose directement pour la Majesté Divine… Déjà, chanter parmi les chœurs célestes, oui, ça, ça me plait. Mais mon rêve, ce serait de faire partie de l'équipe qui descendra sur la terre des humains pour préparer le lieu de sa Venue en Gloire… Et une chose est sûre, ce n'est certainement pas ici que ça se passera.

 

Prenant sa montée, le second ange le regarda en silence.

Et, allez savoir pourquoi, il avait de nouveau un petit sourire en coin.

 

En hommage de reconnaissance à Vladimir Volkoff

pour ses "Chroniques angéliques"

 

 

Petites notes

- L'archistratège Michel, ou l'archange Michel, chef des armées célestes.

- "Béïtlérhèm" : "ביתלחם" Bethléem, signifie "maison de pain"

-  "rhaïot" : "חיות" animaux, être vivants. Le prophète emploie ce terme pour désigner certains des "êtres", dans sa vision, Ezéchiel 1.1-14

 

Et pour ceux qui voudraient le récupérer aisément, j'en ai fait un fichier PDF, sur Scribd


Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Présentation

Fréquence

En moyenne : un billet tous les 4 jours

Etre informé ?

Pour être informé par e-mail (automatique) de la parution des billets, pensez à inscrire votre adresse dans le module "newsletter"

Visiteurs

Mis en place le 5 janvier 2009
 free counters

Recherche

Contact

Bibliothèques

Mes documents sur Scribd


Mes documents sur Archive






Référencement

Le christianisme orthodoxe.ru. L'annuaire des sites web orthodoxes
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés