Ah, mes aïeux !

Publié le par Albocicade

Il y a bien des années, j'étais tombé sur un dépliant présentant en quelques mots et photos un petit musée de paléontologie à une distance envisageable de ma demeure.
Parmi les pièces présentées, une surtout retint mon attention : une cigale fossilisée.
Le genre de truc improbable pour moi qui n'ai connu dans mon enfance – en matière de fossiles – que des "coquillages" (ammonites aussi variées que fréquentes), ou des "balles de fusil" (en fait, des rostres de bélemnites) que nous allions déterrer à quelques jets de pierre de la maison.
Bref, des trucs en caillou, tout durs, qui s'échappaient des terrains de marne calcaire. Oh, bien sûr, certaines ammonites étaient plus belles que d'autres, et nous revenions tout fiers de nos trouvailles...
Mais une cigale, pensez !
Aussi, dès que j'eus l'information, je m'empressai de... me demander quand j'aurais le temps d'y aller.
Parce que même si ce n'était pas au bout du monde, ce n'était pas non plus dans ma zone de déplacement usuel. Et puis, il n'y avait pas urgence : un musée, ça ne s'envole pas comme ça.
Sauf que, bien sûr, à force de ne pas y aller, le temps est passé. Par années entières.
Et lorsque je me suis enfin décidé... le musée n'existait plus !
Disparu, introuvable.
J'en étais fort chagrin (comme quoi, on peut se chagriner de bien peu), mais tant pis ; je laissais tomber. Adieu vat, la cigale du miocène, mon ancêtre.
Et voila que, dernièrement trouvant des formations étranges dans un sol, au fil d'une balade, je pris quelques cliché supputant des dents d'une monstrueuse bestiole quelconque.
Bon, des cliché, c'est bien, encore faut-il dénicher quelqu'un pour les interpréter.
Où trouver un paléontologue susceptible de jeter un oeil averti sur mes photos ? Vite, internet !
Et c'est en faisant cette recherche que je suis retombé sur ma cigale pétrifiée : le musée disparu avait été recréé, ailleurs, en plein coeur de l'Ardèche. Avec sa collection incroyable.
Aussi, ce coup-ci n'ai-je attendu que quelques jours pour me précipiter, avec Dame mon épouse et des amis, sur les lieux.
Certes, le musée est modeste d'apparence, mais l'intérieur est proprement incroyable, d'autant que le billet d'entrée (dont le coût n'a rien de prohibitif) donne droit à une visite commentée, et notre guide était aussi enthousiaste que compétente.
 
Alors, une fois n'est pas coutume, me voila à faire la réclame du
qui se trouve à Balazuc (un beau petit village)
à quelques encablures d'Aubenas.
 
Quant à mes dents de dinosaure ? Heu, bon, on oublie. N'empêche, c'est à cause d'elles que j'ai retrouvé la trace de mon aïeule endormie dans son lit de diatomite...

Publié dans Vie quotidienne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article