Fin d'été

Publié le par Albocicade

"Imprévoyante", c'est ce qu'ils ont toujours dit de toi !

"Elle ne pense pas au lendemain, juste à chanter".

C'est sans doute vrai, mais je l'aime tant,

La cigale et son gazouillis sans grâce.

 

Oh, s'il te plaît, laisse-moi traduire

ce que dit ton frottement d'ailes bruyant :

 

"L'été est beau, beau et savoureux,

pétillant comme du vin dans une coupe d'or.

N'en soyez pas dédaigneux, dans votre ivresse !

Vous le chercherez et il ne sera plus là".

 

D'après le poème italien "La coppa dell'estate"


«Imprevidenti», vi hanno sempre dette!
«Non pensano al domani, solo al canto».
Sarà vero, ma a me piacete tanto,
cicale dal frinire senza grazia.
Oh, vi prego, lasciatemi tradurre
quel vostro rumoroso sfregar d’ali:
«Bella è l’estate, bella e saporosa,
spumeggia come vino in coppa d’oro.
Non fate gli sdegnosi, inebriatevi!
La cercherete e non ci sarà più».


(Michelina Giraudo, "Accorderò la cetra per cantare... oltre le umane brume", Lilamé 2015, pag. 88)

Et pour mémoire, Astérios entendait un autre chant, chez la cigale...

Publié dans Vie quotidienne

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