Art et dire

Publié le par Albocicade

 
Ce matin, un peu embrumé, j'entendis une citation de Marcel Duchamp (celui de "l'urinoir") qui qualifiait l'art contemporain d'imposture et de mirage. Je le crois volontiers, dans la mesure où "l'art" n'est en soi qu'un langage, et qu'employer un langage n'est en rien garantie de produire quelque chose d'intéressant. En fait, je crains que le problème de l'art... ce soit justement ce qualificatif : "art".
Peu importe le contenu, si c'est estampillé "art", alors cela DOIT échapper à toute critique. Exprimer son désaccord nous place ipso facto dans le camps des grincheux, des réactionnaires, des stupides. C'est aussi pourquoi je ne m'intéresse guère à l'art en tant que tel. Par contre, ce qui m'intéresse, c'est le message qui est véhiculé par ce langage.
 
Aussi me suis-je souvenu avoir été enthousiasmé par une oeuvre vue, il y a quelques années sur le blog de l'excellent "Moinillon", celle que j'ai mise en haut de ce billet.
Sans doute on peut être déstabilisé par cette manière de taguer une icône, mais comme c'est l'iconographe lui-même qui l'a fait, il vaut la peine de comprendre son intention, sa motivation. Pour cela, il suffit de lire les "graffitis". Alors, tout s'éclaire : jonglant entre tradition et actualité, l'iconographe a voulu dire le salut par Jésus Christ dans un langage contemporain...
Car tout est là : s'il y a un message, il faut arriver à le comprendre... sous peine de faire de graves contre-sens !
 
Et pour le plaisir, un autre tableau que j'aime bien...
"L’Ange blessé", de Simberg Hugo, 1903

Publié dans Vie quotidienne, icones

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