Cantique en toque

Publié le par Albocicade

Sur une mélodie simple, voire simpliste, il égrène les noms. De noms de saints, en une sorte de catalogue : dans telle situation, faire appel à tel saint...
Il n'est pas curé, pourtant, mais bien plutôt amuseur, et s'il énumère ces noms, ce n'est pas pour nous inviter à imiter la foi de ceux qui les ont illustré mais parce qu'ils désignent des produits (vins, fromages, pâtisseries, eaux minérales...) qui font plus appel au foie qu'à ... la foi.
D'où la "toque" du titre.
A vrai dire, s'il y a quelque malice dans la chanson, on peinerait à y trouver de la méchanceté :  c'est taquin, bon enfant.
Si cette chanson de Gérard Morel m'a arrêté, c'est en fait parce qu'elle témoigne d'une réalité sociologique, historique incontestable : les fameuses "racines chrétiennes" de la France et de l'Europe* : nos villages et villes (ou plutôt, quartiers) se sont organisés autours des églses paroissiales...
Mais, il faut l'avouer, j'ai aussi été bluffé par la qualité de certaines de ses chansons (bon, pas forcément celle-là), qui n'est pas sans évoquer le talent de Tonton Georges.

Enfin, il a un beau-frère, Christian Hurault,  qui a fait de belles choses étranges, comme faire Paris-Dakar en moissonneuse-batteuse, ou un tour du monde en tracteur, pour apporter des fonds collectés à des des associations locales.
Tout cela méritait sans doute d'être relevé.


Mais puisque nous approchons du carême, je vous laisse méditer sur le "cantique en toque" avec se "saint Pourçain", "St Honoré", "Saint Marcellin" et autres "Nuit St Georges"....


Note :
*Rappelons ici que je ne suis pas un acharné de ce genre de question, mais je trouve dommage que pour des raisons bassement idéologiques "on" ait choisi d'ommettre cette réalité de la charte de l'Union Européenne.

Publié dans Vie quotidienne

Commenter cet article