Contestation de paternité

Publié le par Albocicade

Depuis ses débuts, ce blog est accompagné par la cigale.

L'origine de ce choix n'est pas à chercher dans la campagne qui m'entoure (quoique, cette année, elles stridulent à coeur-joie) mais dans le cadeau original qu'un ami très cher m'envoya à l'occasion du baptême de ma plus jeune fille : la traduction inédite d'une  homélie du IVe siècle, dont j'ai placé un extrait au démarrage du blog, tout en attendant le moment propice pour – un jour – la mettre intégralement en ligne.

Or, courant juin, le temps m'a semblé venu.

Aussi ai-je commencé à collecter les documents nécessaires (soit, dans la mesure du possible, tout ce qui a été publié à propos de l'auteur depuis plus de 70 ans) pour préparer une petite introduction à ma façon.

J'en étais donc à dépouiller cette documentation, rechercher les sources et établir un plan de travail quand – sans lien aucun avec mon projet – Roger Pearse fit un billet* sur Astérios le Sophiste... l'auteur de "mon" homélie".

Ce n'est pas la première fois que l'on travaille en même temps sur le même auteur, et c'est toujours un enrichissement réciproque.

De fait, ce coup-ci, il a déniché une étude dont je connaissais vaguement l'existence mais que je n'avais jamais trouvé, et surtout dont j'ignorais la teneur. Or – pour ce que j'ai pu en lire à travers les extraits auxquels j'ai pu accéder – Kinzig** (l'auteur allemand qui heureusement a publié son étude en anglais) démolit méticuleusement l'image que ses prédécesseurs avait élaborée.

Ainsi, selon lui, l'auteur des "Homélies sur les Psaumes" (dont l'homélie sur les cigales) que l'abbé Richard avait à grand peine rassemblées ne serait pas Astérios le Sophiste (qu'il distingue soigneusement d'Astérius d'Amasée, mais aussi d'Astérius de Scythopolis), mais un autre Astérios – inconnu jusque-là, qu'il nomme "Asterius the homiletist"... disons, "Astérios le prêcheur".

 

 

Qu'est-ce que ça change ?

Pas grand chose, sans doute ; sauf qu'il va falloir que je reprenne de fond en comble mon projet d'introduction.

Mais peu importe : lorsque j'entend les cigales, avec elles mon coeur chante:

"Seigneur, notre Seigneur,

qu'il est admirable ton nom sur toute la terre !"

 

Note :

* Pearse fit donc "un" billet pour commencer... nous en sommes à quatre au moment ou j'écris.

** Signalons au passage que Kinzig a par ailleurs traduit l'intégralité des homélies d'Astérios... en allemand.

 

Publié dans Cigale patristique

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