On n'est pas obligé...

Publié le par Albocicade

Non, on n'est pas obligé de se taper dessus, ni même de se faire la tête. Surtout si on est d'accord.

C'est en substance l'idée que défend Ali ben Daoud (ou quel que soit son nom), un chrétien arabe du IXe siècle dans ce qu'on pourrait appeler un "petit traité d'oecuménisme".

 

Dans une société où ils sont tout juste acceptés, les chrétiens trouvent le moyen d'être divisés en une multitude de groupes antagonistes que l'on peut ramener à trois : les Nestoriens, les Melkites et les Jacobites.

Ce qui les divise ? Quelques rites, et surtout la question de savoir comment le Christ est – selon le témoignage des apôtres – à la fois Dieu et humain.

Mais sont-ils réellement en désaccord ? C'est à cette question que le chrétien Ali ibn Daoud (dont on ne sait pas, au juste, s'il était melkite, jacobite ou nestorien) apporte une réponse tout en simplicité et en élégance, sans toutefois rien sacrifier de la nécessaire exigence théologique.

 

C'est en travaillant sur un tout autre sujet* que je suis tombé sur ce petit texte**.

Disons-le tout net, je ne signale pas tous les documents qui me tombent entre les mains ! Mais là...il m'a semblé que ce serait égoïste de le garde par-devers moi.

 

Il s'agit donc du

Livre de l'unanimité de la foi des chrétiens

dans la traduction à peine amendée de G. Troupeau que j'ai placée sur Archive (et si ça ne s'affiche pas correctement, essayez là).

 

Après tout, en ce temps où les chrétiens d'Iraq, de Syrie et d'alentours sont pourchassés et muselés, peut-être n'est-il pas inutile d'écouter l'un d'entre eux...

 

Petites précisions :

* J'espère pouvoir vous livrer le fruit de ce travail bientôt... Pour le moment, j'en suis à collecter des informations en des langues diverses, grâce au concours bienveillant de nombreux correspondants.

** J'ai en effet déniché ce texte en passant par un manuscrit en garshouni et sa traduction russe ! Comme quoi la maison ne recule devant aucun sacrifice...

*** Et bien sûr, le "noun" (ن )en illustration, c'est pour rappeler que ceux qui s'en prennent aux chrétiens ne se posent pas la question de savoir s'ils sont de telle ou telle confession...

**** Et puis, bien sûr, même si ce texte n'est pas d'Abu Qurrah, je l'ai quand même placé dans "sa" catégorie...

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