Concurrence

Publié le par Albocicade

Si j'en ai refait un tout petit peu dernièrement, l'auto-stop appartient en fait profondément à mon passé. Tour de France, traversée de la Grande Bretagne, détours par l'Allemagne, les Pays-Bas ou la Belgique…

Le rencontres, bien sûr. Ce chauffeur routier qui me fit faire le trajet de Douvres à Londres en m'expliquant qu'il espérait ne pas avoir de contrôle policier à cause de sa cargaison de tabac de contrebande… se désaltérant au whisky en conduisant d'une main…

Ce type qui insistait pour que je prenne le volant de sa voiture parce qu'il était épuisé de conduire… alors que je n'avais pas le permis…

Ce représentant qui prétendait me vendre des vérins hydrauliques (je me demande bien où je les aurais mis, dans mon sac)…

Ces jeunes qui remontaient du Maroc, et ont été longuement contrôlés (en fait, sièges et portières démontés) par la douane à la recherche d'un hypothétique  paquet suspect…

Ah, le douaniers… toujours surpris quand ils trouvaient – dans la poche extérieure de mon sac – des évangiles que je leur offrais. Parce que, à l'imitation du saint patron des auto-stoppeurs – le diacre Philippe – je n'hésitais pas à témoigner du Christ. Même maladroitement, sans doute, puisqu'un jour je me suis retrouvé sur le bord de la route, jeté par un gars qui n'aimait vraiment pas ça.

L'auto-stop. Un mélange d'attente particulièrement lassante, de solitude priante (ou pas), mais aussi de rencontres humaines intense.

C'était il y a longtemps.

Je pensais que ça ne changerait jamais fondamentalement.

Aussi, quand j'ai appris qu'un robot a traversé le Canada en stop, d'est en ouest… ça m'a fichu un choc.

Pourtant, je ne pense pas être fondamentalement opposé aux progrès techniques, mais là… ça me déstabilise… je m'interroge sur l'intérêt de la chose.

Le site de Hitchbot (en anglais) est là, avec liens vers la page facebook…

 

Publié dans Vie quotidienne

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