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Ecologie - théologie

Dimanche 2 septembre 2012 7 02 /09 /Sep /2012 14:09

http://earthobservatory.nasa.gov/Features/OceanCarbon/images/ocean_surface.jpg

 

Comme je l'indiquais précédemment, la surface de l'eau constitue une sorte de frontière entre deux mondes.

Un frontière que l'on me pardonnera – pour des raisons évidentes – de ne pas qualifier "d'étanche".

Je ne vais pas décrire les différents types d'échanges qui font que ces "mondes différents" forment des écosystèmes tout ce qu'il y a de viables.

Juste, une petite remarque.

Tandis qu'avec la jeune Cigale nous scrutions le "en-dessous-de-la-surface", une chose nous a frappé : un bout de plastique ici, un fragment de bâche là, un lien de sac poubelle ailleurs flottent entre deux eaux, participation active de la modernité à ces écosystèmes.

Je n'ose imaginer ce que ces plastiques deviendront.

http://www.viadecouvertes.fr/media/catalogue/images/petites/OCEANS%20de%20plastique-sac-PT.jpg

Pourquoi évoquer ceci aujourd'hui ?

D'une part, parce qu'il n'y a pas besoin d'une occasion spéciale pour aborder les questions concernant la vie.

D'autre part, parce qu'il y a justement une occasion spéciale : hier, 1er Septembre, c'était le début de l'année ecclésiastique, jour où est célébré un "Office pour la sauvegarde de la Création".

Et dans cet Office, cette phrase qui me poursuit depuis des années :

 

"Gardons pure, comme il se doit,

et non souillée

la nature de l'air, de la terre, de l'eau;

et les premiers  nous-mêmes

en tout notre être purifions-nous."


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Lundi 6 août 2012 1 06 /08 /Août /2012 13:53

http://jesusmarie.free.fr/georges_habra_la_transfiguration.jpg

C'est un mail, reçu hier, qui m'a projeté un instant en un monde différent, en Russie, la Russie d'un autre temps.

Un temps où la technologie ne dirigeait pas tout, un temps où les gens savaient peu lire, un temps où l'on nommait les jours non pas tant par des dates que par les saints ou les fêtes célébrés ce jour là. Un temps, aussi, où les fêtes avaient des petits surnoms.

Par exemple, en Août, il y a trois fêtes du Christ : le premier Août, la  Procession du Bois de la Sainte Croix par laquelle a eu lieu notre rédemption ; le six Août, la Transfiguration du Seigneur, lorsque les disciples virent (autant qu'ils en étaient capables) la gloire du Christ ; et le 16 Août, la fête de l'icône  de la face du Christ "non faite de main d'homme", qui nous rappelle que le Dieu irreprésentable s'est montré en la personne du Fils.

 

Ces trois fêtes sont donc appelées respectivement "Premier Sauveur", "Deuxième Sauveur" et "Troisième Sauveur".

Mais elles ont d'autres surnoms, plus champêtres.

Ainsi, le premier Août est aussi "Sauveur du miel", puisque ce jour là, outre la bénédiction des eaux, des sources et des rivières, on y bénit aussi la récolte de miel.

La fête de la Transfiguration, au cours de laquelle on bénit les premières récoltes de fruits et de légumes a donc reçu le doux surnom de "Sauveur des pommes".

Quant au "Troisième Sauveur", outre l'appellation de "Sauveur de la Toile", il prit les appellations "Sauveur du pain" (puisqu'on y bénissait les premiers pains faits avec le blé de la nouvelle moisson), ou encore de "Sauveur des noisettes" (premières récoltes des fruits secs).

 

Bien sûr, dans un monde dévoré de technologies, où toutes les sortes de fruits et légumes imaginables sont transportés par milliers de tonnes aux quatre coins du monde chaque jour que Dieu fait, cela peut sembler désuet.

Pourtant, malgré la "production de masse" (qui se traduit par ailleurs souvent en un saccage écologique et une exploitation éhontée d'ouvriers sous-qualifiés), il ne faut pas oublier que nous mangeons pas par tonnes, mais toujours "une bouchée à la fois".

 

Et chaque bouchée peut être source de reconnaissance ou d'ingratitude.

 

Finalement, il me plaît bien que la fête de la Transfiguration soit, encore aujourd'hui, appelée "Sauveur des pommes"…

http://uaoc.org/pics/news/Transfiguration%202008%20039.JPG

 

Bonne Fête !


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Samedi 21 juillet 2012 6 21 /07 /Juil /2012 14:26

 cigal1

 

Ah, le chant de la cigale !

Quand j'étais minot, je ne l'entendais jamais, dans mes montagnes : trop froid l'hiver, pas la bonne altitude…

D'ailleurs c'est quelque chose de rare, le chant, dans la vie d'une cigale : elle passe la plus grande partie de sa vie sous terre, sous forme de larve. Une période qui peut durer des années, et durant laquelle elle est silencieuse.

Puis, un jour, au début de l'été, elle quitte sa galerie souterraine, se chrysalide puis quitte sa mue : elle est prête à chanter.

Les entomologistes (ou la wikipedia) expliquent toutes ces choses-là.

 

cigal2

 

Ce qu'ils ne disent pas, c'est "ce que chante la cigale"

Et ça, moi, je le sais.

J'aime le chant des cigales.

 

NB : les deux photos m'ont été envoyées il y a quelques jours par mail. Un grand "Merci" à l'expéditrice !

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Mardi 17 juillet 2012 2 17 /07 /Juil /2012 14:04

http://2.bp.blogspot.com/_5bo3n_N5QSQ/TM8UNanXNVI/AAAAAAAAHkc/oTvm-ro3oLs/s1600/Seraphim-Sarov-3.jpg

 

La miséricorde, cette "pitié qui vient du cœur" et qui submerge la raison, qui défie la mesquine rationalité et la justice à courte vue me semble être un élément incontournable de l'Evangile.

Jésus, crucifié, qui prie pour le pardon de ses bourreaux en est la pierre de touche.

C'est aussi pourquoi lorsque j'ai lu, il y a bien des années, dans la vie de St Séraphim de Sarov qu'il avait intercédé en faveur de ceux qui l'avaient agressé et laissé pour mort, menaçant même de quitter la région s'ils étaient punis (attitude qui est à mille lieues de mes propres réaction, hélas), je me suis dit : "ça, c'est l'Evangile !"

Il ne s'agissait certes pas, pour le moine Séraphim d'approuver le mal, mais de le dépasser.

En effet, la question n'est pas de nier la nécessité des règles, mais de découvrir ce qui est le plus avantageux, comme dans cette anecdote remontant aux Pères du Désert :


Des anciens allèrent trouver abba Poemen et lui dirent :

"Quand nous voyons des moines s'assoupir pendant l'office,

veux-tu qu'on les secoue afin qu'ils se tiennent éveillé ?"

Poemen leur répondit :

"Moi, quand je vois un frère s'assoupir,

je mets sa tête sur mes genoux,

et je le laisse se reposer."


D'ailleurs, n'a-t-on pas appelé "miséricordes" des reposoirs que l'on trouve dans les stalles des moines pour qu'ils puissent, lors de certains offices particulièrement longs qui se font debout, légèrement s'appuyer ?

http://muru2.free.fr/eglise_misericorde.jpg 

Bref, la miséricorde, c'est peut-être avant tout un regard porté sur Dieu et le prochain, tel qu'il est résumé par St Isaac le Syrien (sentence 48) :


Voici, mon frère, un commandement que je te donne:

que la miséricorde l'emporte toujours dans ta balance,

jusqu'au moment où tu sentiras en toi-même

la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.

 

Aussi, je suis parfois surpris par la brutalité, voire la violence des propos tenus par des chrétiens non pas de manière irréfléchie, mais au contraire argumentée, et qui prétendent justifier cette brutalité comme étant l'expression de leur miséricorde.

Ceci me laisse depuis longtemps perplexe, et même dubitatif : comment une telle confusion est-elle possible ?

 

Sans doute suis-je encore loin du compte, mais peut-être ai-je trouvé une piste. Il s'agit d'un détail sémantique, d'un cas d'homonymie.

Parce qu'une miséricorde, c'est aussi ça :

http://parleferetparleverbe.free.fr/images/Armes/misericorde.jpg

 

Alors bien sûr, si l'on confond la compassion avec une dague, si "user de miséricorde" n'est plus tenir compte des faiblesses humaines mais manier la violence, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'un jour, quelqu'un s'écrie "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens"…


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Lundi 9 juillet 2012 1 09 /07 /Juil /2012 14:48

http://www.hsdcw.com/photo/upload/2008-5-13/20085131113345851.jpg

Il n'est pas toujours aisé de percevoir, de manière incontestable, les conséquences des choix politiques sur l'environnement. Mais pas forcément impossible.

 

Aussi, je laisse la parole à "Mavid Zeng", chef de la Milice du "PC" de la "République Pénitentiaire de Roumanie" ("PC", c'est bien sûr le "Parti des Collaborateurs") dans un roman de Virgil Gheorghiu.

 

"Tout épi, tout grain, tout ce que la terre produit appartient à la collectivité et doit être déposé dans les magasins du Parti qui en fait la distribution. Les épis perdus dans les champs et dans les rues appartiennent aussi au peuple. Celui qui les trouve et les ramasse doit les porter aux magasins du peuple. Autrement, il est un voleur. Et le voleur est un criminel. Nos camarades de Chine et d'Albanie ont commencé l'application du premier plan quinquennal par la mise à mort de tous les oiseaux qui volent dans le ciel des Républiques Populaires de Chine et d'Albanie. Cela, parce que les oiseaux volent les grains de blé, de maïs et de riz qui appartiennent aux hommes. Nos camarades tuent les oiseaux parce qu'ils sont des voleurs. Et personne ne voile impunément la nourriture des citoyens. Je dis bien : pas même les oiseaux du ciel n'ont le droit de voler le pain des hommes et des bêtes qui travaillent. Et si les oiseaux n'ont pas compris cela, eh bien on les tue. Tous. Comme on tue les criminels et les assassins. Tout camarade chinois et albanais a le droit de tuer l'oiseau qui ose se poser sur le sol de la République Populaire pour voler des grains." (p 29-30)

 

Et plus loin (p 145), revenant sur cet épisode chinois, Gheorghiu poursuit :

 

"A la même époque, les Chinois ouvrirent, eux aussi, leur ciel aux oiseaux auxquels ils avaient interdit le territoire et le ciel de leur République. Car ils avaient expulsé et tué les moineaux parce qu'ils mangeaient une trop grande quantité de grains. Les oiseaux étaient des becs inutiles. Mais quand il n'y eut plus d'oiseaux en Chine pour manger les vers et les insectes, ceux-ci dévorèrent les récoltes. La terre de Chine ne produisit plus rien. Toutes les récoltes furent compromises. Les Chinois malgré leur minutie n'ont pas réussi à exterminer les insectes et les vers. Alors, ils ont rappelé les oiseaux. Ils se sont aperçus que les bouches inutiles étaient indispensables."

 

 

Ces deux passages de "La condottiera"  (Plon, 1967) font référence à la  "Campagne des quatre nuisibles" imposée par la politique éclairée de Mao Zedong.

Mais qui s'en souvient ?


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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 14:05

http://www.nice-places.com/data/articles/3926.jpg

En russe, le mot "sobor" désigne une cathédrale, et par extension, un "synode", un "concile", une assemblée d'évêques.

Il y a, dans l'histoire de l'Eglise russe, trois conciles particulièrement importants : celui de 1551, celui de 1666 et celui de 1917.

Depuis plus de deux ans, un correspondant me réclamait, et si possible en français, le recueil des décisions du "Stoglavyi Sobor" (Стоглавый Собор), le "Concile de Moscou de 1551", dit des "cent chapitres" qui eut pour objet d'unifier la pratique de l'Eglise en Russie au XVIe siècle. (Notons au passage que certaines décisions de ce concile ont été complétées et amendées par celui de 1666).

 

Dire par quels méandres j'ai du passer pour dénicher ledit ouvrage, raconter les fastidieuses heures qu'il m'a fallu pour le récupérer… à quoi bon.

Il est maintenant accessible sur Archive.

C'est un gros volume de 66 Mo, que j'ai intégralement indexé pour le rendre plus praticable.

Donc :


Le Stoglav, ou les "cent chapitres",

recueil des décisions de l'assemblée ecclésiastique de Moscou en 1551

Introduction, traduction et commentaire par E. Duchesne, 1920

Document indexé, télécharger le pdf

Sur Archive

 

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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 14:21

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41zAN5QstSL._SL500_AA300_.jpg

 

En voyant le titre, je me suis dit qu'il allait falloir grimper !

Un peu comme pour certaines marches en montagne de ma jeunesse. Bien sûr, elles ne nécessitaient aucun équipement ultra perfectionné ; juste de bonnes chaussures, des jambes toniques et un effort continu. Pas question d'y aller en sandales, ni de se précipiter : quand c'était raide, on ralentissait, on prenait le temps nécessaire. Le sommet ne vient pas tout seul.

 

Pour parler de ce livre, procédons d'abord de manière apophatique.

Heu, disons tout de suite que si le terme "apophatique" vous pose problème, il faudra vous armer de courage, car l'auteur ne rechigne pas à employer des mots qui, tout en étant parfaitement adaptés à son propos, relèvent plus du jargon technique que du langage courant (*). La théologie est, en effet, une discipline à part entière, possédant son langage propre. Aussi, comme le note l'auteur, "les Pères ne parlaient pas en théologiens aux simples", même lorsqu'ils abordaient des questions spirituelles.

Mais ici, l'auteur s'adresse  à des étudiants en théologie.

 

Donc, cette "Théologie dogmatique" n'est ni un catéchisme, ni une "Introduction" ou une "Initiation". Ce n'est même pas – du moins à l'origine – un livre, mais le texte de cours que Vladimir Lossky a donnés durant les années universitaires 1954 et 1957.

 

La théologie est donc une discipline à part entière, mais certainement pas "entièrement à part", puisqu'elle trouve sa source dans le réel – en particulier dans l'Incarnation du Verbe (p 16, 39) – et ne prend son sens que dans la foi (p 20), comme l'expression d'une sorte de face-à-Face avec l'Absolu. Prise uniquement en tant que discipline intellectuelle, elle se réduit à n'être plus qu'un discours – éventuellement passionnant – fermé sur lui-même.

 

Mais "face-à-face" ne signifie pas "seul-à-Seul". Aussi est-ce  en Eglise – et plus précisément en compagnie des Pères – que Lossky, fondé sur la Révélation, développe son enseignement.

 

La base en est Dieu, bien sûr. Mais Dieu n'est pas un quelconque "objet d'étude", encore moins une "abstraction", et l'aborder sous l'angle d'un monothéisme radical aurait quelque chose de réducteur. En effet, tel qu'il se révèle, "Dieu ne peut être pensé en dehors des trois Personnes" de la Trinité (p 49).

Puis Lossky évoque le rapport complexe de Dieu, incréé, éternel, à "l'être créé", transitoire, qu'il s'agisse du Cosmos ou des êtres vivants, au nombre desquels se trouve l'humain.

C'est donc avec l'homme, créé "à l'image et à la ressemblance" de Dieu, inextricablement lié au devenir du reste du créé – et pas seulement sur un plan matériel – qu'il poursuit son développement.

Car l'homme s'inscrit dans un devenir, une Histoire. De la chute d'Adam, qui entraîne avec lui le cosmos, à l'Incarnation du Christ – vrai Dieu et vrai homme – qui non seulement inaugure la restauration de l'univers, mais rend en outre possible la contemplation de Dieu, une même sollicitude accompagne cette Histoire.

Une sollicitude qui ne s'arrête pas avec la Résurrection ou  l'Ascension du Christ – comme si Dieu se retirait de l'Histoire – mais perdure avec la présence de l'Esprit Saint, puisque si "Dieu est devenu homme, c'est pour que l'homme devienne porteur de l'Esprit" (p 164) 

Aussi le livre s'achève-t-il sur l'évocation du "mystère de l'Eglise", lieu d'ouverture à la réalité divine déjà présente mais pas encore totalement manifestée, tout à la fois Corps du Christ et agrégat d'individualités pécheresses, puisque "chacun d'entre nous est de la terre, seule l'Eglise est du Ciel" (p 178),.

 

Ce livre exigeant n'est certes pas un "dictionnaire de dogmatique", avec des articles détaillés rangés alphabétiquement sans lien organique les uns avec les autres, mais bien plutôt l'expression d'une "contemplation", d'une vision englobante présentée de manière thématique qui lie en un tout la vie en Christ.

 

Ah, l'ai-je dit ? Lossky, chrétien orthodoxe, enseignait la dogmatique orthodoxe. Aussi – et même si, à l'occasion il évoque telle ou telle différence par rapport à d'autres théologies – on ne cherchera pas dans ce livre une Etude comparée des religions. Son propos est "seulement" de cerner le mystère (**) sans cependant prétendre en dire le "comment" (p 126, 133) tant il est vrai d'une part que le langage et les concepts humains ont quelque chose d'insuffisant pour dire Dieu et d'autre part que sans la prière et la foi, même les définitions les plus appropriées ne sont que des mots.

 

Depuis le début, je n'ai mentionné que Vladimir Lossky...

Pourtant si certains de ces cours ont été publiés sous forme d'article en 1964-1965 (et traduits en d'autres langues par la suite), c'est à Olivier Clément que nous le devons.

Toutefois, la publication actuelle en un volume est l'oeuvre de Michel Stavrou.

Ne se contentant pas de rassembler ce qui avait déjà été publié, il a en outre dépouillé les notes de cours qu'Olivier Clément avait conservé en vue de publications jamais réalisées et les a intégré aux autres documents, de manière à constituer un ensemble cohérent, restituant au mieux le contenu d'ensemble du cours de Lossky. De plus il a non seulement ajouté en note de bas de page  les références des textes cités, mais aussi – en fin de volume – une "bibliographie patristique", comme un complément nécessaire puisque Lossky, qui fréquentait assidûment les écrits des Pères de l'Eglise, les cite abondamment.

 

Bref, quoiqu'à peine plus gros qu'un "Livre de poche", cette "Théologie dogmatique" ne se lit pas en un jour, ce qui est normal puisqu'il s'agit d'au moins une année de cours. Par contre, étant donné sa taille, on peut aisément le garder à portée de main pour y revenir au besoin.

D'ailleurs, ce cours de dogmatique étant le fruit de toute une vie, gageons qu'il faut un peu de temps pour en faire son miel.

 

Notes :

* J'offre une sucette à celui qui emploie le terme "méonique" dans la vie courante… ou même qui sait ce que ce mot signifie sans avoir à vérifier sur internet.

 

** J'aurais tout aussi bien pu écrire qu'au fil de son cours "Lossky met en évidence le Mystère et qu'il expose ce qui en est révélé par Dieu lui-même - à savoir le Christ puis l'Esprit Saint - dans l'Eglise". C'eut été tout aussi vrai, puisque si le Mystère ne peut entièrement être "dit", ce qui en est dit se doit de l'être de manière rigoureuse et juste, ce qui est le cas avec Lossky.

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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 14:15

Christ porte

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe.

Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte,

j'entrerai chez lui, je souperai avec lui,

et lui avec moi.

 

ἰδοῦ ἕστηκα ἐπὶ τὴν θύραν καὶ κρούω·

ἑὰν τις ἀκούσῃ τῆς φωνῆς μου καὶ ἀνοίξῃ τὴν θύραν,

εἰσελεύσομαι πρὸς αὐτὸν καὶ δειπνήσω μετ’ αὐτοῦ

καὶ αὐτὸς μετ’ ἐμοῦ.

 

Apocalypse 3:20


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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 14:29

paques 2012

 

L'époque est au dialogue, au respect mutuel, à l'acceptation des différences.

A vrai dire, c'est une belle chose : si "le Verbe s'est fait chair", ce n'est certainement pas pour laisser la parole aux "bouches à feu",  ni pour que la chair devienne "chair à canon".

Nous ne sommes pas d'accord ? Excellent, cela nous fait déjà un point commun !

Cependant, entrer en dialogue est une entreprise exigeante, ardue.

En premier lieu, qui suis-je, vraiment. Qu'est-ce qui, dans ce qui fait mon identité, est fondamental, fondateur, qu'est-ce qui ne saurait être négociable sous peine de trahison ? Et qu'est-ce qui est accessoire, annexe ? Important, certes, mais au final secondaire ?

Et qui est mon interlocuteur ? Sans préjuger de sa réponse.

Y a-t-il, entre nous, des désaccords fondamentaux qui feraient qu'un accord de façade serait un mensonge réciproque ? Et ces désaccords doivent-ils nous priver de l'amitié, du respect ?

 

Je repensais à ces sortes de choses, récemment, en voyant une photo des "rencontres d'Assise". Pourquoi donc alors ce sentiment d'incomplétude, d'inachevé, et même de fallacieux, quand j'y pense ?

Peut-être à cause de cela :

auderset m

Christ est Ressuscité !

 

Et merci à Auderset pour son dessin.


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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 14:39

nucléaire confort
Il y a bientôt un an que la centrale nucléaire de Fukushima a été secouée. C'était le 11 mars, précisément.
Depuis ? Pas grand-chose. Au moins en France.
D'un autre côté, il n'y a pas non plus d'événement politique majeur en perspective… juste une élection présidentielle. Le genre de truc qui décide – entre autres choses – de la politique énergétique d'un pays.

Je sais bien que le nucléaire est non seulement une énergie propre (enfin à part les "déchets" dont on ne sait quoi faire… si ce n'est laisser aux générations futures le soin de trouver un moyen de traiter ces poisons) mais aussi une énergie sûre (on ne va pas passer son temps à parler des accidents majeurs comme "Three Mile Island" ou "Tchernobyl", n'est-ce pas) qui assure l'autonomie énergétique de notre pays (enfin, sauf si on tient compte du fait que la France importe son uranium, ce qui rend cette "autonomie" quelque peu dépendante de marchés extérieurs) et somme toute peu coûteuse (enfin, pour ce qui est de l'uranium, parce que les infrastructures, c'est quelque chose ! sans parler des coûts du démantèlement qui n'a jamais été sérieusement chiffré. Bon, il ne manquerait plus que le cours de l'uranium s'envole. Après tout, le pétrole était un produit bon marché, au début des années 1970…)

Alors, je ne sais pas encore où je serais le 11 mars 2012, mais allez savoir, peut-être irai-je rejoindre des gens que je ne connais pas, comme si j'avais 20 ans, pour faire masse, pour dire qu'il est nécessaire d'arrêter cette fuite en avant qu'est la surconsommation énergétique et le stockage de déchets incontrôlables.

Et si un jour il n'y a plus assez d'électricité pour faire fonctionner les ordinateurs… hé bien, j'arrêterai le blog.

Et comme on le chante, lors de l'Office pour la sauvegarde de la création (1er septembre) :
Gardons pure, comme il se doit, et non souillée
la nature de l'air, de la terre, de l'eau;
et les premiers  nous-mêmes
en tout notre être purifions-nous…

Un remerciement particulier à Aline et Andrei qui m'ont fait passer l'info.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/4/43/Nucleaire.jpg

 

 

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