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Cigale en colère

Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 14:25


http://www.lejardindecoeurdeloup.com/enfantsbattus/enfantbattu.jpe

P'tit bout d'chou sous la couette
Attend que ça s'arrête,
Son nounours serré contre lui,
Les coups tombent plus fort que la pluie.

P'tit bout d'chou sparadrap

A l'école mentira,
Ses peintures d'Indien sur les joues,
c'est son chat qu'est devenu fou.

Privé d'enfance,

Tordre le cou,
A tous les pervers, à tous les fous,
Les pères Fouettard, les mères Folcoche,
Professionnels de la taloche.
Privé d'enfance,
Casser la tête,
Des Rambos qui cognent comme des bêtes.
A croire qu'y en a qui ont des gamins
Faute de pouvoir avoir un chien.

Pas plus haut que trois pommes,

Et déjà peur des hommes;
Faut dire que dès qu'Maman s'en va,
Il a de drôles de jeux, Papa.
Qu'elles sont longues, les nuits
Où toute seule dans son lit,
Elle rêve qu'il va partir,
Qu'elle ne va plus jamais souffrir.

Privé d'enfance,

Tordre le cou,
A tous les pervers, à tous les fous,
Les mères Mac Mich', Les pères Pochtron,
Professionnels du ceinturon.
Privé d'enfance,

Le cœur brisé,

Avoir pour parents des Ténardiers.
Chez certains gosses pour le dîner,
Y'a pas qu'les œufs qui sont pochés.

La folie face à l'innocence,

Seul enfermé dans son silence,
Petit bout d'chou,
Privé d'enfance.


Oui, bien sûr, on va crier à l'imposture, à l'apocryphe…


Peut-être aurais-je du préciser qu'il s'agit de Jean Chrysostome Dolto, plus connu sous son nom de scène : Carlos. Encore un chanteur dont je n'ai entendu les chansons que de très loin.

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_officiel/carlos/carlos_fait_un_signe_de_la_main/494084-1-fre-FR/carlos_fait_un_signe_de_la_main_reference.jpg

Le texte n'est pas de lui, mais quand il lui a été proposé, Carlos a immédiatement voulu l'inclure dans un de ses albums : le pitre abritait un cœur.


Je ne suis pas sûr (mais alors, pas du tout !) que j''écouterai tous ses disques, mais cette chanson,que l'on peut écouter sur cette page, lui donne un droit d'accès chez moi.


 

 

http://solzemli.files.wordpress.com/2010/01/iconof_stjohnchrysostom.jpg

Quand aux œuvres complètes de St Jean Chrysostome, elles sont (par exemple) en traduction française sur ce site

 



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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 14:44

Le 25 février 2010, le Recteur de la Misson Copte Catholique de Paris, Mgr Michel Chafik, a donné une conférence à Science-Po Paris.

Ce qu'il a dit ne concerne pas les seuls coptes, ou catholiques, mais tous les chrétiens  en "terre d'islam"...

Notre Père callig arab

 

Calligraphie arabe : le Notre Père

 

 

C’est un honneur pour moi d’intervenir dans ce prestigieux institut où, assurément, l’on connaît bien l’Egypte : l’Egypte des pharaons, dont Champollion sut percer les secrets ; l’Egypte du Canal de Suez et du panarabisme ; celle, aussi, de la guerre des six jours, un traumatisme qui, à ce jour, n’a pu être surmonté. Mais ce soir, c’est d’une autre Egypte que je viens vous parler ; d’une Egypte méconnue, menacée, l’Egypte copte, qui refuse que s’écrive, à son propos, la chronique d’une mort annoncée.

Les situations s’analysent mais elles s’éprouvent aussi et le ressenti, forcément partiel, forcément partial, de ceux qui les vivent dit, tout autant que les concepts, quelque chose du réel. Permettez-moi, pour commencer, d’en revenir à mon expérience, à celle de mes proches. Je me pencherai ensuite sur le devenir de notre communauté.

Je rentre juste d’Alexandrie où j’ai célébré il y a quelques jours le mariage d’une nièce. De ce voyage je m’étais fait une joie. Joie aussitôt assombrie par la douleur de m’éprouver étranger en mon propre pays.

Du fait de ma religion qui s’entend dans mon prénom (je m’appelle Michel et non Mohamed), se tatoue à mon poignet, s’inscrit sur ma carte d’identité, je me suis senti rejeté comme jamais par la terre qui m’ a vu naître ; dont la langue, l’histoire et la culture ont formé mon intelligence ; dont les odeurs et les saveurs ont nourri ma sensibilité. Ce sentiment d’exclusion est partagé, hélas, par bon nombre de mes coreligionnaires. « J’étouffe », m’a dit celui-ci ; » je n’ai pas peur », m’a répété au moins vingt fois cet autre, dont l’insistance témoignait du contraire.

Qu’est-il arrivé à l’Egypte où, pendant sept cents ans, musulmans et chrétiens ont vécu côte à côte ? Cette cohabitation ne fut certes pas un long fleuve tranquille. Lorsque les musulmans furent devenus majoritaires au 10ème siècle, les coptes furent condamnés à la dhimmitude. Les hommes néanmoins cultivaient la convivialité, partageaient le pain, les joies et les peines. Aujourd’hui ce vivre ensemble millénaire semble condamné, les communautés se sont inexorablement éloignées. Entre elles, tout aussi infranchissable que le mur de béton israélien, s’est élevé un mur de défiance et d’intolérance.

Les causes de cette évolution sont légions :

Notons d’abord l’héritage empoisonné de l’histoire. Si la dhimmitude, aujourd’hui, ne figure plus en tant que telle dans le droit égyptien, elle reste une réalité, un état d’esprit et d’action intériorisé par tous. Les mots changent plus vite que les réalités qu’ils recouvrent. En Egypte, on ne parle certes plus de dhimmitude mais, dernier avatar de celle-ci, de minorité.

En terre d’Islam où l’individu n’existe pas en tant que tel, où seule compte l’appartenance au clan, à la communauté, il ne fait pas bon être minoritaire et si, par naissance, par malchance, vous en êtes, vous mènerez l’existence misérable d’un paria.

C’est ainsi que les coptes, qui représentent 10 % de la population égyptienne, la première communauté chrétienne du monde arabe, sont dans leur vie quotidienne victimes de discriminations flagrantes. S’ils sont libres d’aller à l’église et de pratiquer leur culte, ils paient cette tolérance au prix fort. Trouver un emploi, un logement, éduquer dignement leurs enfants relève pour eux du parcours du combattant. Même si le pouvoir a affirmé à maintes reprises que les coptes font partie intégrante de la nation, ils ne sont que des citoyens de seconde zone. Soumis au bon vouloir des exécuteurs de la loi, ils ont toujours tord et aucune tribune où faire entendre leur voix. Ecartés de fait du pouvoir politique, marginalisés dans le monde administratif et culturel, ils sont privés de tout avenir. Une petite anecdote : Récemment a eu lieu un match, suivi avec passion chez nous comme chez vous, entre l’Egypte et l’Algérie. Avez-vous noté qu’il n’y avait aucun chrétien dans l’équipe d’Egypte ? Nulle loi, bien sûr, ne l’interdit, mais il serait impensable qu’un Georges ou un Jean représentât dans les medias notre nation.

Le contexte économique ensuite rend plus précaire que jamais la situation des Coptes. L’Egypte est confrontée à la crise économique mondiale, à une inflation galopante, à un taux de chômage record, bref, à une misère multiforme qui touche non seulement les plus pauvres mais aussi la classe moyenne. Oui, tout le monde souffre en Egypte, mais les coptes plus que d’autres pour délit de religion.

La corruption des fonctionnaires, l’incurie des dirigeants ajoutent encore aux difficultés rencontrées par les chrétiens. A 81 ans le président Moubarak, qui finit son 5ème mandat, prépare sa succession tandis que se dégrade le climat politique. Il tient d’une main de fer le pays où, sans raison, l’état d’urgence est maintenu depuis 1981. Mais, s’il garde le contrôle du politique et de l’économique, il est absent du champ social, religieux et culturel.

Les frères musulmans, pourtant officiellement interdits, et les tenants du wahabbisme ont eu tout loisir d’occuper cette vacance, d’infiltrer la société, d’en modifier en profondeur les références et les comportements. Ils occupent désormais l’espace publique à travers mille signes extérieurs : prières dans la rue, dans les bureaux et les usines ; lectures du Coran dans les taxis et les autobus ; visages mangés par les barbes ou occultés par le Niqab ; cheveux cachés par les foulards. La piété doit s’afficher et ceux qui, parce que d’une autre religion, n’en portent pas les signes, sont ostensiblement désignés à la vindicte populaire. C’est ainsi que, pour n’être pas agressées, bien des chrétiennes couvrent à leur tour leur chevelure . Pauvre, pauvre Egypte qui s’enfonce, comme on se noie, dans l’obscurantisme, dans le fanatisme ! Quand le monde entier court vers le 22ème siècle, les islamistes veulent arrêter le temps, en inverser le cours, revenir aux origines, au 7ème siècle.

Le conservatisme ambiant et le refus de la pluralité religieuse font d’autant plus de ravages que l’école et l’université sont dans un piètre état. Les Coptes, image honnie de l’autre, sont les premières victimes de cette lente et sournoise détérioration du climat social. Dans un environnement communautaire excessivement tendu, les incidents se multiplient et s’ont prompts à dégénérer. Des églises sont incendiées, des fidèles agressés, des jeunes filles enlevées et contraintes d’embrasser la foi musulmans.

Soucieuses de calmer le jeu, les autorités tentent de minimiser les faits. A lire la presse égyptienne, il s’agirait, ici d’une banale affaire de vendetta, là de l’œuvre d’un désaxé. Il semblerait que l’Egypte soit le pays au monde le mieux pourvu en fous ! Mais comment ne pas voir, derrière les exactions dirigées contre les coptes, l’influence de l’islam radical ? Le président Moubarak a beau assurer que « personne ne peut porter atteinte à l’union entre les musulmans et les chrétiens », l’objectif de ces moudjahidins est clair : ils veulent prendre le pouvoir et éradiquer les coptes.

C’est ce qu’a révélé le Noël sanglant de Nagaa Hamadi où, à la sortie de la messe, les chrétiens ont été mitraillés comme au champ de foire. Le pouvoir, une fois de plus a tardé à réagir ; une fois de plus, il a affirmé qu’il s’agissait d’un crime isolé. Aujourd’hui des arrestations ont eu lieu. Mais, petit reste d’une Eglise souffrante qui puise dans « n’ayez pas peur » christique la force de se battre, les coptes attendent plus.

Et maintenant quel avenir pour les chrétiens d’Egypte ?

Les perspectives, vous en conviendrez, ne sont guère encourageantes. Le poids cumulé de la misère et des discriminations les contraint au choix impossible de la conversion ou de l’exil.

Si rien n’est fait pour enrayer cette tendance, l’Egypte sera, uniformément, musulmane. C’est un pan entier de sa culture qui, gommée déjà des manuels scolaires, mais pieusement conservée par la communauté, disparaîtra alors. C’est un rapport au monde, à la connaissance, à l’autre, qui s’effacera aussi des bords du Nil. Privés du miroir copte, cet empêcheur de tourner en rond, les musulmans se radicaliseront encore. Alors que faire ?

Renoncer aux « incha’allah » qui ponctuent le discours et influencent la pensée ; prendre en charge son destin ; ne pas baisser les bras mais, comme nous y invitent le Saint Père et les patriarches d’Orient, travailler pour rester sur cette terre où naquit le christianisme ; pour y vivre avec les musulmans, dialoguer avec eux, faire tomber les peurs et les préjugés, tisser des liens, construire des ponts.

On peut néanmoins déceler quelques signes prometteurs :

Les coptes depuis peu font entendre leur voix. Ils organisent des manifestations, demandent des comptes au pouvoir, sont présents dans les médias et sur internet. Avec Moubarak, la presse est libre et ils apprennent à l’utiliser. Comme ils apprennent à utiliser internet dont l’influence est à double tranchants : les fatwas s’y multiplient mais aussi les débats contradictoires.

Dans leurs écoles, ensuite, les coptes dispensent un enseignement de si grande qualité que l’élite musulmane n’hésite pas à y inscrire ses enfants. Même si ceux-ci ont désormais tendance à pratiquer l’apertheid- on ne joue pas avec les enfants de l’autre communauté- les graines semées porteront bien quelques fruits.

Par l’intermédiaire enfin de leurs instituts, les religieux promeuvent une réflexion critique des textes sacrés qui peut aider les musulmans eux-mêmes à initier la réforme nécessaire de l’islam

Mais la route est longue et les souffrances présentes infinies.

Il y a deux hommes en moi : le prêtre qui, contre tout espoir, cultive l’espérance et rend grâce. Je rends grâce car, comment n’est pas voir que la pérennité du christianisme en Egypte, malgré les brimades, malgré les persécutions, est un miracle ?

Mais, quand le prêtre rend grâce, le citoyen se bat. Il se bat en Egypte aux côtés des musulmans éclairés qui osent, depuis peu, l’impensable, prononcer les mots interdits de laïcité, citoyenneté, égalité المواطنة والمساواة والعلمنة : Trois termes qui, si l’on pouvait les conjuguer en arabe, sonneraient comme le chant du cygne de la dhimmitude, de la notion de minorité.

Il se bat ici, car sans le soutien de l’Occident, sans votre soutien, nous sommes condamnés à être balayés par le vent de l’histoire. A ce propos, je voudrais remercier du fond du cœur l’Oeuvre d’Orient et son si généreux directeur, Mgr Brizard, qui se dépense sans compter pour les chrétiens du Nil.

A vous, jeunes français, appelés demain à exercer les plus hautes responsabilités, j’adresse un ultime message. Oui, vous pouvez aider les coptes, et toutes les minorités opprimées en Orient, en défendant les valeurs de votre République.

L’égalité, notamment entre les hommes et les femmes : Pensez-y lorsque vous écrirez sur le voile ou la bourqa ; la fraternité, dont l’autre nom est la solidarité qui ne peut plus, à l’ère de la mondialisation, s’exercer dans une seule nation. Et aussi, et surtout, la liberté. Ne vous laissez pas abuser par les défenseurs du tout est égal qui, à cette aulne, admettent comme fait culturel digne de respect les pratiques les plus barbares ; ne vous laissez pas tromper par les chantres du communautarisme, qui entendent asservir la personne au groupe.

Les valeurs universelles fondatrices de votre République sont applicables à tous les êtres et à toutes les nations. Soyez-en fiers, jouissez de leur protection et défendez-les ici et partout.

Mgr Michel Chafik

Recteur de la Mission copte catholique de Paris

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 14:16


http://nouvelles.abidjantv.net/upload/5df7756166bc09c792cb0df496f7568d.jpg


Il doit jubiler, le syndicaliste, oui, probablement.

Il avait parié sur la bêtise, et il a gagné.

Bêtise des journalistes, tout d'abord. Ces gens "qui expliquent aux autres ce qu'ils n'ont pas compris eux-mêmes"…

Alors, il a dit : "il va y avoir pénurie de carburant" devant un micro, une caméra, et les "spécialistes de l'information" ont immédiatement relayé le "scoop", trop heureux de montrer qu'ils sont "sur le coup"…

Sans prendre le temps de peser l'information, de vérifier… sans faire leur travail.

Il a balancé sa petite phrase et le pays entier l'a entendu.

Bien sûr, trois ou quatre heures après, les journalistes ont démenti : il n'y a aucune raison technique pour que la grève dans les raffineries "Total" paralysent le pays.


Aucune raison technique, c'est vrai. Mais c'est compter sans l'autre bêtise ; celle des auditeurs.

Un vent de panique a immédiatement soufflé, et les démentis ont été perçus comme une tentative de masquer la réalité.

Alors, puisqu'il "va y avoir" une pénurie de carburant… ils se sont précipités.

Troupeau bêlant, moutons de panurge.

Et se précipitant … ils provoquent ce qu'ils redoutent.

En un instant, les files de voitures se sont allongés dans les stations services, la vente de carburant a plus que doublé et s'est maintenue à ce niveau durant plusieurs jours, vidant littéralement les stocks.


Alors, bien sûr, surconsomation de panique + difficultés d'approvisonnement  = rupture de stock : il l'avait bien dit…


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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 13:19
Campagne-UEJF-1-web


Il y a quelques jours (en fait, avant Noël*), j'ai reçu d'une correspondante l'info suivante :


Un groupe d'orthodoxes, clergé en tête, a enlevé une rhanoukia pour la remplacer par une croix , dans un square de Chisinau, en Moldavie.

Et ce à grand renfort d'hymnes, d'eau bénite et de propos peu amènes à l'encontre des Juifs.

Acte d'intolérance ordinaire, de mépris commun sous couvert de foi éclairée … Pitoyable !


Bien sûr, je ne sais pas depuis quand cette rhanoukia était là, ni en quelles circonstances elle avait été installée. Mais j'ose cependant supposer que les membres de la synagogue ne l'avaient pas placé là après avoir déboulonné une Croix.

Ce qui est certain, c'est que je ne suis pas le seul à avoir été très désagréablement surpris : la métropole de Bessarabie de l'Eglise orthodoxe de Roumanie (dont dépend la Moldavie) a réagi avec précision dans un communiqué qui peut se résumer ainsi : "ça, ce n'est pas orthodoxe !"


De fait, j'ai toujours été étonné quand on rejette en bloc "les …" (remplacer les points de suspension par, au choix, "allemands, "américains", "arabes", "arméniens", "athées" et ce qu'on voudra encore jusqu'à la fin de l'alphabet, en passant par "juifs" et "coiffeurs") en oubliant que la ligne de démarcation entre "le Bien" et "le Mal" passe par le cœur de chacun de nous (même si l'on n'est pas forcément tenu d'apprécier les idées ou coutumes de tous les groupes, aussi divers qu'ils soient).


Mais qui a dit que parler de "racisme imbécile", c'est faire un pléonasme.


* Avant de réagir, j'ai voulu m'assurer de la véracité du fait. J'ai donc fait passer l'info à Orthodoxie.com qui a pu procéder aux vérifications, et publier le communiqué de la métropole de Bessarabie


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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 14:21


 

Imaginez un calendrier préparant la Coupe du Monde de Foot illustré de Bambi, Mickey ou Goldorak, sans rien qui évoque le foot-ball.

Impensable, n'est-ce pas.


Pourtant, pour les "calendriers de l'Avent", cela existe.

Un numéro, une "fenêtre", un chocolats ; gloups… c'est tout.

Aussi bien l'aspect "religieux" que "culturel" ont disparu. Au profit … du profit.

Ainsi que je l'ai lu dans une revue spécialisée dans le commerce (c'était à propos de Pâques, ce qui ne change rien au sujet) : c'est la fête … "du chiffre d'affaire".


Je sais bien que le commerce a toujours accompagné l'année liturgique (en faisant grise mine durant le carême, et en se remplumant pour les fêtes), mais là, nous sommes dans la négation même de la fête.


Je ne veux pas parler de l'espèce d'hypocrisie qu'il y a à utiliser un thème chrétien pour faire de l'argent. Non, cela va beaucoup plus loin : même avec la meilleure volonté du monde, il est impossible d'aider un enfant à se préparer à Noël avec ces prétendus "calendriers de l'Avent".


Ça donne envie d'entrer en résistance !


Heureusement, on trouve encore de vrais calendriers de l'Avent, même si pour cela il faut se rendre dans les librairies spécialisées, catholiques ou protestantes.

Cette année, les filles ont le calendrier de la Fondation d'Auteuil : très bien fait.


Alors, (et quoique je sois un peu en retard) aux orthodoxe :

Bon carême de la Nativité !

Et aux catholiques (et à ceux des protestants qui y sont sensibles) :

Bon Avent !

 

PS : on n'imagine pas comme il est difficile de trouver une illustration de calendrier de l'avent correcte sur internet : c'est finalement suite à une recherche en japonais (ça s'écrit "アドベントカード") que j'ai enfin trouvé la photo qui illustre ce billet.  Pour les "calendriers" dépourvus de sens, il n'y a qu'à aller faire un tour dans n'importe quelle grande surface... hélas.



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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 12:27


Barrière en travers de la rue, petit sourire satisfait aux lèvres, ils sont là – un à chaque carrefour – inflexibles et irresponsables.

Ils ont pour mission, pour raison d'être, d'empêcher le passage : une manifestation de la plus haute importance culturelle (course de vélo, rassemblement de trottinettes ou spectacle de puces savantes) doit avoir lieu dans quelques heures.

Sans états d'âme, ils bloquent.

A force d'insistance, ils ouvrent la barrière et nous dérivent vers une improbable ruelle mise exceptionnellement en double-sens.

De signalétique ? Aucune. Des renseignements ? Jamais.

Cela nous éloigne gravement du but : la gare.

Si nous tentons d'expliquer, l'invariable réponse est : "j'ai des consignes", si excédé, on se laisse aller à gronder, la parade devient "je ne suis pas responsable". Si de surcroît le factionnaire porte un uniforme, sa main se rapproche de l'arme de service… menace muette.

Bien sûr, le temps passe à sa vitesse accoutumée. Il n'y a pas plus de 200 mètres à faire, mais nous sommes déviés dix fois, quinze fois. A force, on s'éloigne sérieusement. Ah, cette fois, c'est la bonne rue. Plus que 600 mètre, 500 mètres, 300 mètres… barrière !

"Faites demi-tour !"

On a beau être partis en avance, le train doit déjà être en gare.

D'ailleurs, parlons-en, de la gare.

Les génies de la logistique qui ont préparé "l'événement culturel" ont inclus la gare dans leur périmètre. On ne peut finalement y accéder qu'à pied.

Bien sûr, à l'heure qu'il est, le train doit être reparti. Tant pis ! Sait-on jamais…

Véhicule correctement garé (il ne faudrait pas en plus qu'un des irresponsables en uniforme nous verbalise), nous courrons, charriant tant bien que mal les bagages.

Entrés dans la gare, nous avons neuf minutes de retard ; le train en a dix !

La Dame peut entreprendre son voyage.

Quant à moi, il me faudra plus de ¾ d'heure et au moins 20 kms de tâtonnements sur les petites routes de campagne pour arriver à rejoindre la route qui mène à mon village : "ils" avaient aussi bloqué tous les axes secondaires.

 

Bien sûr, je me suis mis en colère, méritant incontestablement du sévère proverbe, mais l'association de ces deux phrases "j'ai des ordres" et "je ne suis pas responsable" me révulse littéralement : j'y perçois le summum de l'abrutissement humain, et cela m'évoque de sinistres histoires de train Outre-Rhin, il y a quelques décennies.

 

Et le brassard ?

En fait, quelques jours à peine après ce désagréable épisode, j'ai entendu (pour la première fois) ce sketch de Fernand Raynaud…. terrifiant.

 

 




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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 12:34



"A moins que ne gronde le tonnerre,

le signe de croix du paysan, qui le verra faire ?"

 


Ce proverbe russe est parfaitement adapté à cet ami éleveur, plus haut sur la montagne.

Parce que, sur la ferme, c'est "levé tôt, couché tard", et les repas sont pris... souvent quand on peut.

Il ne reste guère de temps, alors, à passer en dévotions. (D'ailleurs, il est "protestant évangélique", et ignore tout du signe de Croix, ce qui ne l'empèche pas de prier tout de même... sur son tracteur).

Même le dimanche, c'est à qui pourra aller au culte ; jamais tous à la fois : il faut s'occuper des vaches, quand ce n'est pas en plus le temps des semis, des moissons ou des ensilages...


Ainsi, il y a quelques temps, nous nous sommes retrouvés chez lui, un dimanche midi. Une de ces trop rares occasions de se voir, de discuter tranquillement. Mais après le repas, il a remis ses bottes pour retourner ensiler.

Nous avons - il y a maintenant longtemps - fait une partie de nos études agricoles ensemble.

A cette époque, on nous expliquait que la mise en place des quotas laitiers avait pour but de garantir le revenu des éleveurs. Lorsque ces quotas ont été modifiés, c'était (paraît-il) toujours dans le même but.

Mais depuis des années, ce revenu - pourtant médiocre (et même carrément lamentable si on le ramène au taux horaire) - peine à suivre l'inflation... quand il ne s'effondre pas complètement.

Du genre "moins 30 %" en un an.


Alors, je sais bien, il faut "travailler plus pour gagner plus", mais là... comment dire, je crois que ça va pas être possible.


Et juste pour donner envie de devenir agriculteur : un petit graphique sur l'évolution des prix payés aux éleveurs (à noter que sur le graphique du bas, les prix de 2009 ne sont pas indiqués : une moyenne ne se fait qu'une fois l'année achevée, ça risque de ne pas être folichon).


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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 14:23

Prenez un entraîneur, un homme public, un bon gars et un péripatéticien, vous avez 4 hommes tout à fait respectables.

Ajoutez un courtisan, un gagnant, et un homme sans moralité, votre groupe devient hétérogène.

Mettez maintenant tout ce beau monde au féminin... et vous aurez une démonstration sans élégance de la manière dont notre langue - et notre société - rabaisse les femmes.

 

 

Si la langue est symptomatique d'une société, ses chansons en sont aussi un bon révélateur.

Ainsi, comme s'il ne suffisait pas d'assimiler potentiellement toutes les femmes à des prostituées, celles-ci sont à leur tour niées, tournées en dérision.

Ainsi, Maurice Chevalier dans "Prosper" ou Pierre Perret dans "Pépé la Jactance" ne voient le proxénétisme que sur un plan "folklorique".

Jacques Brel, dans "Au suivant",  ne semble trouver la prostitution traumatisante que pour le pauvre jeune conscrit obligé d'aller "au bordel".

Quant à Julien Clerc ou Edith Piaf leur vision de la "fille de joie" est dangereusement romantique.

Bref, il n'y a guère que Brassens, dans sa "Complainte des filles de joie", pour avoir su dire la misère et la dignité de ces femmes prises au piège.

Peut-être y reviendrai-je un jour.


Note : pour les non-philosophes, une petite définition des péripatéticiens.


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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 12:53



"Ils nous parquent comme du bétail, nous empêchent de vivre, de travailler ! Et maintenant ils nous bombardent ! Ce n'est plus possible !"

"Ils", ce sont "les Israéliens", "nous", "les Palestiniens".


"On a libéré les territoires, chassé nos propres colons, mais jamais nous n'avons obtenu de vivre en sécurité. Toujours, ils forment des fanatiques qui viennent poser des bombes à Jérusalem, à Tel Aviv, qui veulent nous détruire, qui nous forcent à vivre dans l'insécurité permanente..."

Ce coup-ci, "ils " et "nous" sont inversés.


Chacun des discours, dans sa cohérence, exprime une réalité étouffante, insupportable à long terme. Une souffrance au quotidien qui se mue en haine, en actes de destruction, de guerre.


Hier, j'ai reçu d'un ami un mail où se mélangent à la fois une véritable espérance et une forte exaspération (et pas mal de lassitude), et  dont je vous livre deux lignes :


L'opération de Gaza est la légitime réponse à des années de provocations du Hamas. Comme chaque jour je prie pour la paix et une solution juste pour tous...
J'espère que les soldats d Israël débarrasseront le monde rapidement et définitivement  des terroristes du Hamas qui prennent des palestiniens en otages.


Vraiment, comme le disait quelqu'un qui était justement de cette région :


Bienheureux les faiseurs de paix

Ils seront appelés fils de Dieu

Source

 


J'ai classé ce billet parmi les "colères", mais c'est surtout la tristesse qui domine... et quand même un poil d'espérance.

Miserere nobis, Domine !


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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 11:46


Il y a des gens qui cumulent les handicaps médiatiques.

Si la même chose arrivait à

- une synagogue

- une permanence de parti politique

- une mosquée

- un bar "homo"

... (liste non exhaustive, bien sûr)

nul doute que quelque média aurait relevé l'affaire.

Mais là...

C'est par mail que le p. Jihad (souvenez-vous, j'en ai parlé là) m'a informé de la tentative d'incendie dont sa paroisse a été l'objet.

Du coup, j'ai fait des recherches sur le net, pour voir pour voir si quelque journal bruxellois ou autre s'en faisait l'écho : bernique !

Mais c'est vrai que ces Belges sont à la fois chrétiens et arabes : presque de la provocation, en tout cas pas de quoi susciter l'indignation des journalistes...

Juste de quoi choquer profondément les paroissiens, comme en témoigne le communiqué de presse écrit par le diacre Robert Schmitz


Poursuivant mes recherches, je finis par tomber sur l'explication de cette agression : de courageux défenseurs des exclus, de vrais non-violents, se vantent d'avoir "incendié la porte de la pastorale de la communauté grecque à Ixelles" en "Solidarité avec les émeutiers de Grèce et de partout dans le monde".


C'est vrai que le P. Jihad est prêtre d'une paroisse "grecque-catholique", mais quel rapport avec les émeutes en Grèce ?

Donc, la motivation n'est à proprement parler ni anti-chrétienne, ni raciste : c'est seulement l'expression d'une grande... stupidité.

Stupidité d'un côté, certes ; mais de l'autre, des gens traumatisés...


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